Remède miracle ou fausse bonne idée ? Bien avant que le président de la République Emmanuel Macron ne lance, jeudi 8 septembre, le Conseil national de la refondation (CNR) - dont un volet est consacré à la santé - huit propositions de loi ont été déposées cet été, à l’Assemblée nationale et au Sénat. Toutes visent à lutter contre la désertification médicale. Pour ce faire, les parlementaires comptent réguler l’installation des futurs docteurs en misant sur un conventionnement sélectif des médecins par l’Assurance maladie.

La plupart de ces textes propose que si un jeune médecin généraliste compte s’installer dans une zone géographique considérée comme étant “sur-dotée”, ce dernier ne pourra être conventionné que si un confrère ou une consoeur, aussi conventionné par l’Assurance maladie, quitte le territoire ou prend sa retraite. “Ainsi, l’accroissement du nombre de médecins conventionnés ne pourrait se faire que dans les zones sous-dotées, en ne procédant qu’à un renouvellement du conventionnement de médecins dans les zones sur-dotées.”, est-il écrit dans un texte déposé par des députés de tous bords politiques, le 25 juillet 2022 à l’Assemblée nationale.

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