
Des allégations impossibles à confirmer pour l’instant. Après sa première offensive contre l’Iran, l’armée israélienne montre des images d’avions de chasse qui attaquent le territoire iranien. Ainsi, en réponse, le Tehran Times, un média proche du pouvoir iranien, a affirmé «qu'un pilote israélien a été capturé» et que l’Etat hébreu avait reconnu que deux avions de chasse ont été abattus. L'agence de presse iranienne Tasnim News a même affirmé que le pilote capturé était une femme, rapporte France 24.
L’Iran serait alors le «premier pays à abattre des avions de combat F-35 de cinquième génération», selon Press TV. Ce dernier, construit par les Etats-Unis, est considéré comme l'un des plus performants au monde. Sauf que ces affirmations ont immédiatement été démenties par l’armée israélienne. La porte-parole arabophone Avichay Adraee a notamment dénoncé les «faux médias iraniens qui diffusent des mensonges sans fondement» alors même que certains médias iraniens ont continué à procéder à un décompte du nombre de F-35 abattus par l’armée.
Le F-35 se distingue par sa «furtivité»
Ces allégations seraient ainsi destinées à contester la supériorité aérienne totale annoncée par Israël dès les premiers jours de l’attaque. Sauf qu’à l’heure actuelle, il n’existe aucun élément factuel permettant de confirmer celles-ci. L’armée n’a d’ailleurs partagé aucune image, photo ou vidéo authentifiée de débris. L’identité du supposé pilote capturé n’a également pas été dévoilée.
De telles pertes sont «extrêmement improbables, surtout sans photos. Si c'était vrai, l'Iran se serait empressé de dévoiler les photos», assure Pierre Razoux, directeur académique de la Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES), auprès de France 24. En effet, le F-35 se distingue par sa «furtivité», c’est pourquoi il est «très compliqué d’en détruire car il est conçu pour ne pas être détecté», énonce Jean-Christophe Noël, ancien pilote de chasse et chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI).


















