Dans son offensive lancée contre l’Iran, Israël peut compter sur un atout de taille : le F-35I «Adir». Ce mercredi 18 juin, l’Etat hébreu a annoncé avoir mené une attaque de grande ampleur avec «plus de 50 avions» de combat. Les cibles : «une installation de production de centrifugeuses à Téhéran», ainsi que «plusieurs sites de fabrication d'armes dont des installations de production de matières premières et de composants utilisés pour assembler des missiles sol-sol», selon l'armée israélienne, rapporte BFM TV.

Face à l’Iran, bien doté en défenses antiaériennes, Israël mise sur son F-35I «Adir», une version modifiée du F-35 américain. L’État hébreu en possède une quarantaine, aux côtés de ses F-15 et F-16. Au total, plus de 200 avions de chasse israéliens participent aux frappes contre l’Iran. Conçu par Lockheed Martin pour éviter les radars ennemis, le F-35I «Adir» combine furtivité, collecte massive de données, et capacités d’attaque électronique. Il peut repérer et neutraliser rapidement les systèmes de défense adverses, tout en partageant ces informations avec d’autres appareils.

Une version personnalisée du F-35 pour Israël

Son efficacité repose sur sa vitesse (jusqu’à 1 700 km/h), ses capteurs avancés et ses fonctions en réseau. Mais Israël dispose d’un avantage supplémentaire: ses F-35 peuvent être modifiés localement. Contrairement aux autres clients du F-35, qui dépendent des cycles de mise à jour logicielles imposés par les Etats-Unis, l’armée israélienne peut adapter librement les logiciels de ses appareils, intégrer ses propres systèmes (cybersécurité, guerre électronique, etc.) et ajuster les données de mission. Une flexibilité cruciale en opération.

Selon les bilans communiqués par l’armée israélienne et par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ces frappes ont été efficaces. L’Iran, de son côté, affirme avoir abattu quatre avions israéliens, sans toutefois fournir de preuves. Cette «campagne (est) la plus difficile jamais menée par des F-35», estime Justin Bronk, expert en aviation militaire au Royal United Services Institute, auprès de Business Insider.