
On l’appelle dôme de fer ou Iron Dome. Il s’agit du système de défense antimissiles israélien considéré par l’Etat hébreu comme très efficace (plus de 90%). Toutefois, au huitième jour des combats, des questions se posent alors que les tirs de missiles iraniens se multiplient. Téhéran a notamment touché un hôpital israélien jeudi 19 juin. Alors, comment fonctionne ce dôme ? Selon BFMTV, il y a trois niveaux : le dôme de fer, la fronde de David et la flèche. Cette dernière permet d’intercepter les missiles balistiques sur 250 kilomètres et même d’arrêter des missiles nucléaires ou de dévier leur trajectoire (dans sa dernière version).
De son côté, la fronde de David intercepte les missiles ou roquettes de moyenne portée (150 kilomètres) et le dôme de fer, le plus petit niveau, s’occupe des missiles, roquettes de courte portée ou drones. Ces batteries sont composées de trois éléments : un radar, une batterie de contrôle et des lanceurs (trois ou quatre par batterie). Mais ce dôme de fer serait loin d’être infaillible, explique à BFMTV le lieutenant-colonel Guillaume Ancel : «Le dôme de fer n’a jamais été un système de défense étanche. C’est un parapluie troué qui a le mérite d’exister.»
Un coût total estimé à 100 millions de dollars
Selon le militaire, le recours à des armes multiples ou son utilisation trop fréquente crée des brèches et «il laisse passer des missiles». Raison pour laquelle les Iraniens multiplient les attaques pour «saturer le système» selon lui. Ils auraient même utilisé, selon leurs dires, des missiles hypersoniques, ce dont certains spécialistes doutent. Mais c’est surtout son coût qui interroge aujourd’hui.
A lui seul, le système complet coûte environ 100 millions de dollars, un intercepteur entre 40 000 et 50 000 dollars et chaque batterie coûterait 50 millions de dollars. Les Etats-Unis participent au financement de ce dôme à hauteur de trois milliards de dollars, rappellent nos confrères.
A noter qu’en plus de ce système de précaution remis en question aujourd’hui, les Israéliens reçoivent un message dix minutes avant l’arrivée d’un missile afin de se mettre à l’abri. Et une sirène sonne 90 secondes avant un potentiel impact.


















