
En 2017, au cours de son premier mandat, Donald Trump s'était montré captivé par le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Elysées, auquel il assistait en tant qu'invité d'honneur : «Il y avait beaucoup d'avions et beaucoup de puissance militaire» avait-il alors déclaré, annonçant vouloir s'inspirer de ce spectacle pour célébrer, le 4 juillet, le jour de l'indépendance américaine. Huit ans plus tard, c'est finalement pour une toute autre occasion que Donald Trump a réalisé son souhait. Ou plutôt : deux occasions. Ce 14 juin, à 18h30 (0h30 heure française), un grand défilé militaire célèbrera à Washington les 250 ans de l'Armée de terre américaine. Mais aussi : les 79 ans du président.
Au programme, détaille un article de BFMTV : environ 7000 soldats, des chars, des hélicoptères de combat, des parachutistes, un immense feu d'artifice... Un spectacle qui n'avait plus eu lieu aux Etats-Unis depuis 1991 et dont Donald Trump s'enorgueillissait en amont : «On va crâner un petit peu»... et dépenser beaucoup. Car le coût total, couvrant aussi bien la parade que les mesures de sécurité ainsi que les vols commerciaux suspendus pour laisser le ciel libre, s'élève à environ 45 millions de dollars. Et ce sont les contribuables américains qui régalent.
45 millions de dollars : «Des clopinettes» affirme Donald Trump
Le président parle, sans sourciller, de «clopinettes». Mais il est bien le seul, à en croire le nombre de manifestations organisées par le mouvement «No Kings» («pas de rois») en parallèle du défilé : 2 000 rassemblements sont prévus un peu partout dans les différents états, pour dénoncer la militarisation de la démocratie américaine. Ces rendez-vous visent aussi à protester contre le déploiement de forces à Los Angeles, en Californie. Trump a d'ores et déjà prévenu : «S’il y a des manifestations, il y sera répondu avec une très grande force» - sauf s'il s'agit de «manifestations pacifiques» a tenu à corriger plus tard la porte-parole de la Maison Blanche.
L'un des rassemblements a cependant été annulé au nord-est de Minneapolis, un peu plus tôt dans la journée après le meurtre d'une élue démocrate, Melissa Hortman, tuée ainsi que son époux par un homme habillé en policier.
Des élus républicains boudent la cérémonie
Dans l'opposition démocrate, le sénateur Bernie Sanders a conseillé à Donald Trump de se contenter d'un «gâteau d’anniversaire» et de «souffler quelques bougies». Ajoutant : «Ne fermez pas la capitale et ne déployez pas des tanks de 60 tonnes dans les rues». Un vétéran de la guerre du Vietnam a quant à lui qualifié le président d'«égoïste» : «Il ne se soucie de personne d’autre que lui. Le jour de son anniversaire... C’est ce que les fascistes font». Dans les rangs du camp républicain, cet événement ne fait pas l'unanimité, souligne BFMTV. Plusieurs sénateurs seront absents, dont l'élu du Mississippi Roger Wicker : «J'aurais déconseillé l'organisation du défilé» a-t-il simplement déclaré. Le sénateur du Kentucky, Rand Paul, abonde, évoquant la similitude entre ce type de parade et celles organisées par des régimes comme «l'Union soviétique ou la Corée du Nord.»


















