
Comme à chaque début de mois, des changements vont venir bouleverser le quotidien des Français. Si ce 1er mars n’a pas échappé à la règle, le pouvoir d’achat de certains ménages se retrouve particulièrement impacté, à commencer par celui des familles nombreuses. En effet, depuis ce dimanche, les allocations familiales évoluent avec une nouveauté qui suscite le désarroi. Ce changement, adopté dans le budget 2026, repousse l’âge ouvrant le droit à la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans. Grâce à cette mesure, le gouvernement espère ainsi économiser pas moins de 210 millions d’euros dès cette année afin de pouvoir financer le nouveau congé de naissance dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er juillet prochain.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce changement représente un gros coup de rabot de 900 euros par an de pertes pour les familles modestes avec deux enfants. Il représente même jusqu’à 2 700 euros pour les familles qui ont trois enfants, rapporte RMC. «C’est vrai que ça va impacter notre train de vie : faire moins de sorties pour les enfants, ne pas aller au restaurant ou les vacances scolaires», se désole une mère de famille de deux jeunes filles et d’un garçon de 12 ans pour lequel elle devra attendre à présent sa majorité pour toucher une majoration de 75 euros en plus chaque mois.
Des foyers obligés de se serrer un peu plus la ceinture
Alors que pour les familles les plus modestes qui perçoivent la majoration maximale, l’addition sur l’ensemble de la période perdue par ce décalage de quatre ans peut atteindre 3 625,44 euros, certains foyers vont être obligés de se serrer encore un peu plus la ceinture chaque mois. En effet, à partir de 14 ans, les dépenses ont généralement tendance à augmenter rapidement. Nouveaux vêtements, nouvelles chaussures, frais scolaires…. Il n’est pas rare que les parents doivent mettre plus régulièrement la main au portefeuille pour s’adapter à ces changements. «C’est toujours le petit peuple qui subit les changements. Moi, ça m’inquiète. Ça ne donne plus du tout envie de faire d’autres enfants», déplore une mère de famille qui peine à comprendre cette baisse des allocations.
Un constat partagé par le président de l’Union nationale des associations familiales, Bernard Tranchand, qui tire la sonnette d’alarme sur la potentielle précarisation des familles nombreuses. «C’est d’autant plus incompréhensible dans une période où on constate la dénatalité en France», explique-t-il. Pour ce dernier, cette nouvelle mesure risque d’ailleurs d’avoir un effet négatif immédiat : «Ne pas encourager les familles à avoir des enfants.»



















