
Avec les beaux jours, le nombre de cyclistes va probablement augmenter sur les routes ou dans les villes. Il n'est pas rare que ces derniers misent sur la prudence en s'équipant de casque. Mais ils ne le font pas tous. De fait, le port du casque à vélo n'est pas une obligation au-delà de 12 ans et les cyclistes sont tout à fait libres de rouler les cheveux au vent. Pour la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, il serait cependant nécessaire que les choses changent. C'est ce qu'elle a en effet réaffirmé le mercredi 13 mai au micro de RMC : «Porter un casque à vélo peut sauver des vies», justifiant ainsi son souhait de rendre cette mesure de sécurité obligatoire.
La ministre avait déjà affiché cette position en début d'année au moment de présenter le bilan chiffré 2025 de la sécurité routière. Cette année-là, avait-elle déploré, 234 cyclistes avaient été tués dans des accidents en France. Selon elle, il est donc plus que temps de «lancer des réflexions» : «Quand vous êtes un cycliste, vous n'êtes pas protégé par un habitacle comme en voiture» avance Marie-Pierre Vedrenne. Ajoutant : «Quand je rencontre des familles de victime, quand je rencontre des enfants qui ont perdu leurs parents, je pense que nous avons une responsabilité collective. Ça doit tous nous rassembler».
Pour la ministre, il s'agit d'un «sujet de citoyenneté»
Reste toutefois à convaincre les cyclistes eux-mêmes. La Fédération française des usagers de la bicyclette s'était dite opposée à cette mesure en février, toujours sur RMC. «Nous ne sommes pas défavorables au port du casque, nous sommes défavorables à son obligation, avait précisé Philippe Aubin, membre du bureau national de la fédération. L’obligation va avoir un premier effet, c’est qu’elle va dissuader un certain nombre de personnes d’utiliser le vélo» redoutait-il. Mais pour la ministre, il s'agit là d'un «sujet de citoyenneté» : «La sécurité routière concerne tout le monde, la politique de sécurité routière n'est pas une politique contre les conducteurs mais de protection de tous les Français» conclut-elle.











