Une volonté de renouvellement. Alors que le Canada voit sa flotte de sous-marins vieillir, le pays pourrait nouer un partenariat ambitieux avec la Corée du Sud pour l'acquisition de 12 sous-marins KSS-III. C’est en tout cas ce qu’ont proposé deux grands chantiers navals sud-coréens, Hanwha Ocean et Hyundai Heavy Industries. Comme le rapporte TechGuru, cette proposition, estimée entre 20 et 24 milliards d’euros, s’accompagne de promesses de délais de livraison plus rapides et d’une implication industrielle canadienne. Mais l’atout majeur du KSS-III est que ces batteries offrent une grande vitesse de croisière ainsi qu’une autonomie submergée prolongée, pouvant dépasser les 210 jours.

De quoi permettre au Canada, grâce à sa taille et ses capacités techniques, de bénéficier d’une capacité accrue à opérer dans des environnements difficiles où la discrétion et l’endurance sont primordiales. Les premiers sous-marins pourraient d’ailleurs être livrés dès 2035. De plus, la proposition de la Corée du Sud s’accompagne de la promesse de livrer immédiatement des systèmes d’artillerie et des véhicules blindés. Cela montre ainsi que l’État asiatique est un partenaire de défense crédible et qu’il s’inscrit dans une stratégie durable avec le Canada.

Une coopération industrielle et stratégique durable

Le KSS-III offre une capacité opérationnelle unique, avec un déplacement de 3 705 tonnes en plongée et une longueur de 83,5 mètres. Il peut notamment lancer des torpilles lourdes et des missiles balistiques, ce qui permet au Canada de contrer les menaces maritimes potentielles. Dans le même temps, la Corée du Sud envisage aussi de créer des installations de maintenance et de fabrication au Canada, générant ainsi des emplois locaux. Un exemple qui montre une nouvelle fois que les deux pays souhaitent être des partenaires actifs mutuels.