Vladimir Poutine sous très haute protection. Un appareil étrange n’est pas passé inaperçu lors du défilé du Jour de la Victoire du 9 mai à Moscou : un garde du corps du président russe portait un drone, identifié comme le Yolka, un dispositif destiné à intercepter les drones ennemis. Repéré par l'analyste militaire ukrainien Serhiy Beskrestnov, l'engin est présenté par plusieurs médias locaux comme «l’arme du futur», comme l’a relayé Le Parisien.

Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux par des comptes suivant de près le conflit russo-ukrainien, un membre de la sécurité rapprochée de Vladimir Poutine apparaît à ses côtés, portant un sac noir d’où dépassent de petites hélices à trois pales. Ce drone compact a été conçu pour neutraliser les menaces aériennes de courte portée, comme les drones kamikazes, de reconnaissance ou d’attaque. Propulsé depuis une catapulte réutilisable, il se lance manuellement, traque sa cible grâce à un système d’autoguidage, puis la percute en plein vol, provoquant la destruction des deux engins.

Une arme peu déployée

Selon le média russe Rossiyskaya Gazeta, le Yolka est un appareil «facile à transporter» et capable d’être rapidement lancé en cas de menace aérienne. Il est conçu pour neutraliser les petits drones ennemis utilisés à des fins d’espionnage ou d’attaques ciblées.

Peu déployé sur le front, ses caractéristiques techniques restent largement méconnues : autonomie, altitude ou capacités précises n’ont pas été communiquées. On sait toutefois qu’il possède quatre petits ailerons à l’avant et quatre autres, plus larges, à l’arrière, équipés d’hélices. Principalement utilisé comme drone intercepteur, il pourrait aussi, selon certains experts, être doté d’une ogive et ainsi se transformer en drone kamikaze.