
Des annonces usurpant l'identité d'une marque, pour de faux placements financiers… Vous êtes sans doute déjà tombé sur des publicités frauduleuses en vous baladant sur les réseaux sociaux. En réalité, ces dernières vous redirigent vers de faux sites marchands où les coordonnées bancaires peuvent être dérobées. Ces contenus «sponsorisés», pour lesquels les auteurs paient les réseaux pour les mettre en avant, ne sont pas vérifiés par Facebook ou Instagram par exemple. De quoi faire encourir des risques aux utilisateurs.
Ainsi, ces fausses annonces, qui représentent 10 % du total de celles vues par les utilisateurs, ont rapporté environ 3,8 milliards de livres sterling (4,4 milliards d’euros) aux réseaux sociaux, soit 10 % de l'ensemble de leurs revenus publicitaires, selon Juniper Research, relayé par RMC. La morale est simple : quand les plateformes gagnent de l’argent, leurs utilisateurs en perdent et parfois beaucoup. Par exemple, lorsqu’un internaute anglais tombe dans cette arnaque, il perd en moyenne 1 258 livres, soit 1 444 euros.
Les plateformes limiteraient volontairement la régulation de ces arnaques
Conséquence : ces plateformes profitent de ces escroqueries alors qu’elles devraient les réguler. Meta assure avoir supprimé 134 millions d’annonces frauduleuses l'année dernière et 12 millions de comptes liés à ces arnaques. Or, Juniper Research affirme que Reuters s’est procuré des documents internes à l’entreprise, et énonce que celle-ci se serait contentée de supprimer des mots-clés pour rendre les arnaques moins visibles. «Au lieu de chercher à résoudre le problème et à réduire les publicités frauduleuses, la priorité de Meta était de dissimuler le problème», explique le cabinet d’analyse.
L’étude laisse entendre que les plateformes limiteraient volontairement la régulation de ces arnaques pour gagner de l’argent. Et ce, alors que ces dernières ont tendance à faire reposer la responsabilité sur les épaules des utilisateurs. C’est pourquoi Meta écrit : «Si vous voyez une publicité sur l’une de nos technologies et que vous estimez qu’elle ne respecte pas nos Standards publicitaires, vous pouvez la signaler».



















