
Promesses de gains rapides, investissements sans risque, bots dopés à l’IA : les arnaques financières prolifèrent sur les réseaux sociaux. Selon des rapports internes, Meta exposerait chaque jour ses utilisateurs à près de 15 milliards de publicités frauduleuses «à haut risque». Un phénomène massif qui générerait près de 7 milliards de dollars de revenus par an, mettant en lumière les dérives de la publicité en ligne. Selon une étude de la plateforme en ligne BrokerChooser, la France se classe 8ᵉ pays le plus exposé, avec plus de 80% des publicités financières jugées douteuses.
Parmi elles, plus de 77% sont à risque et 4,5% clairement frauduleuses. Près de 70% ne comportent aucun avertissement sur les risques, et plus de 70% reposent sur des promesses de gains exagérées, souvent associées à des bots de trading dopés à l’IA. Les fraudeurs contournent souvent les protections des plateformes en redirigeant les internautes vers des messageries privées comme WhatsApp, Instagram ou Telegram, où la modération est quasi inexistante.
La Pologne et la République tchèque les plus touchées
Pour séduire les investisseurs novices, ces messages misent sur des formules accrocheuses comme «transformer 5 000 $ en 400 000 $ en six semaines» ou «jusqu’à 400 000 $ de capital sans risquer votre propre argent». La situation est encore plus alarmante dans d’autres pays : la Pologne et la République tchèque affichent 100% de publicités financières douteuses, tandis que la Belgique arrive troisième avec 93,5%. Dans ces pays, les annonces exploitent massivement les solutions de trading automatisées et l’IA, promettant des rendements impossibles et minimisant les risques.
«Les réseaux sociaux sont devenus un terrain de chasse privilégié pour les escrocs financiers, leur permettant de toucher des milliards d’utilisateurs», souligne Adam Nasli, analyste chez BrokerChooser, qui met en garde contre «le langage accrocheur et émotionnel» de ces publicités frauduleuses. Pour éviter de se faire piéger, il est recommandé de choisir des courtiers régulés, de ne pas placer tous ses fonds chez un seul prestataire et de rester méfiant face aux conseils d’investissement venant d’inconnus contactés sur les réseaux sociaux.


















