10 000 euros. C’est la somme qu’a perdue une retraitée, résidant à Pont-à-Mousson en Meurthe-et-Moselle, après avoir subi une escroquerie pendant l’été 2025. Selon les informations de l’Est Républicain et d'ICI, la femme s’est fait duper par une publicité réalisée à l’aide de l’intelligence artificielle dans laquelle Emmanuel Macron et Bernard Arnault conseillent de réaliser des placements avantageux. Prise au piège, la retraitée décide de remplir un formulaire en donnant son nom et son numéro. À partir de ce moment-là, un faux conseiller bancaire la contacte : il lui indique qu’elle peut gagner gros en investissant 5 000 euros.

Quelques semaines plus tard, l’octogénaire reçoit plusieurs centaines d’euros d’intérêts. Incitée par l’escroc, la retraitée renouvelle son investissement de 5 000 euros et reçoit à nouveau de l’argent lié aux intérêts. Dans l’emballement, elle décide alors d’investir toutes ses économies. Une idée qu’elle regrette aujourd’hui, puisque cet argent, elle ne l’a plus revu depuis. En effet, l’annonce publicitaire et le site frauduleux ont disparu. La publicité, elle, était en réalité un «deepfake», des falsifications d'éléments multimédias (images, vidéos et sons) réalisées à l'aide de l'intelligence artificielle en utilisant l’avatar de personnes existantes.

Jusqu'à cinq plaintes par semaine enregistrées par le commissariat

Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur sur le territoire. «À Pont-à-Mousson, comme sur l’ensemble du territoire national, ce genre d’arnaque pullule sur Internet et les victimes sont nombreuses», a alerté Éric Laprévotte, commandant divisionnaire du commissariat de Pont-à-Mousson, à ICI et l’Est Républicain. Le commissariat de la commune rappelle d’ailleurs que jamais un conseiller bancaire ne vous demandera votre numéro de carte bancaire ou d’effectuer un virement sur un autre compte.

Par ailleurs, les autorités précisent qu’il ne faut jamais installer un logiciel à la demande d’un interlocuteur au téléphone. «Cette habitante de Pont-à-Mousson a malheureusement perdu gros dans cette histoire», a déploré le policier, ajoutant qu’ils enregistrent «trois et cinq plaintes par semaine» pour ce type d’arnaques. Une autre personne a également subi cette escroquerie et a perdu 5 000 euros. Un faux conseiller l’avait contactée pour l’alerter sur un piratage de son compte depuis l’étranger. Paniqué, le plaignant a transmis une somme importante pour que l’argent soit vite mis en sécurité par la banque. Une somme qui a évidemment été dérobée par le malfaiteur.