
En l’espace de quelques mois, les Labubu sont devenus un véritable phénomène de mode. Brad Pitt, Rihanna ou encore Michelle Yeoh n’hésitent d’ailleurs pas à partager à leurs fans sur leurs réseaux sociaux leur petite créature en peluche dont certaines se vendent à prix d’or pour les plus rares. Créés par le géant du jouet chinois Pop Mart, ces peluches dont les ventes ont généré près de 360 millions d’euros en 2024, sont aujourd’hui confrontées à de nombreuses dérives. Il peut alors s’agir de vols à l’arraché dans les transports, de cambriolages de certains magasins ou encore d'arnaques en ligne.
Mais ce sont surtout les contrefaçons qui font des ravages. Vendues à bas coût et de moins bonne qualité, ces fausses peluches ont sobrement été baptisées «Lafufu», rapporte RMC Conso. Preuve en est que les contrefaçons explosent, le 1er août dernier, 20 000 Labubu contrefaits en provenance de Pologne ont été interceptés par les douaniers de Mulhouse. La veille, 25 000 autres fausses peluches au départ de la Grande-Bretagne avaient déjà été saisies par les douaniers de Dunkerque.
Un danger pour les consommateurs
Si, tout d’abord, la prolifération de ces contrefaçons est un véritable problème d’un point de vue de propriété intellectuelle pour la marque déposée «Labubu», c’est bel et bien la dangerosité pour les acheteurs qui est pointée du doigt. Aux États-Unis, par exemple, la Commission américaine sur la sécurité des produits de consommation (CPSC) a ainsi émis un «avertissement urgent» à destination des consommateurs afin de les mettre en garde contre les risques d’étouffement et de décès pour les plus jeunes. En France, des porte-clés à l’effigie des peluches avaient quant à eux fait l’objet d’un rappel au début du mois d’août en raison d’un anneau amovible pouvant être «ingéré par un petit enfant».
Alors que certains n’hésitent pas à afficher fièrement leur «Lafufu» sur les réseaux sociaux - au risque de s’exposer à une lourde amende pour détention de produits de contrefaçon -, certains indices permettent de détecter un vrai Labubu d’un faux. Tout d’abord, un prix trop bas en-dessous de 15 euros est le signe d’une contrefaçon. De même, l’absence d’emballage ou d’étiquette doit vous alerter. En effet, tous les Labubu doivent porter une étiquette avec l’inscription Pop Mart, et être conditionnés dans une boîte en carton colorée illustrée à son effigie. Une déformation sur la peluche, l’absence d’un nez en relief, ou un nombre incorrect de dents - au nombre de neuf -, sont autant de signes qui peuvent aussi vous mettre la puce à l’oreille sur une contrefaçon.


















