
Elles s’appellent Labubu, ressemblent à un lapin mélangé à une créature étrange, et déchaînent des foules. Aperçues sur les sacs de célébrités de Rihanna à Dua Lipa, ces peluches de la marque chinoise Pop Mart rencontrent un franc succès à travers le monde. Vendues en quantités limitées, leur prix à la revente peut atteindre des montants considérables. Problème : avec le succès, sont venues les contrefaçons. Et de plus en plus de contrefaçons circulent sur le marché.
En juillet 2025, la police chinoise a d’ailleurs démantelé un trafic de contrefaçon de ces peluches, selon les médias d’État locaux. Un stock de 5 000 imitations de peluches Labubu, caché dans un entrepôt, a été découvert. Au total, les fausses peluches représentaient un butin de 1,7 million de dollars, selon le Shanghai Daily. C’est un consommateur qui a alerté Pop Mart, après avoir commandé une peluche en ligne qui s’est avérée être une contrefaçon. Une boutique en ligne servait de vitrine à un commerce illégal de jouets, mais aussi de ventilateurs, ou encore de hauts-parleurs. Derrière cette boutique, huit personnes ont été arrêtées, selon la presse locale de l’État.
Des contrefaçons jusqu’aux États-Unis
Les fraudeurs s’étaient même assurés de coller sur les fausses peluches de faux autocollants anti-fraude. Aujourd’hui, Pop Mart est menacée, puisque la marque a basé sa notoriété sur la rareté et le caractère limité de la peluche Labubu, en les vendant environ 40 dollars chacune à travers le monde. Le développement à grande vitesse des contrefaçons lui fait donc défaut.
Cette rareté provoque aussi une réelle convoitise du côté des consommateurs. En 2024, à Singapour, une famille a été filmée en train de voler ces peluches dans une machine attrape-peluches, selon AsiaOne. Et aux États-Unis, des cambrioleurs braquent des magasins de jouets pour voler des dizaines de Labubu, d’après la chaîne américaine ABC.



















