
C’est le phénomène des derniers mois. Propriété du groupe chinois Pop Mart, les peluches Labubu, ces créatures mi-lapin mi-monstre aux dents pointues, sont l’objet de toutes les convoitises. Influenceurs, collectionneurs et amateurs de mode se les arrachent, ce qui fait les affaires de leur créateur dont les ventes ont décollé de plus de 204% depuis le début de l’année. Mais cela ouvre évidemment la porte à toutes sortes de contrefaçons. Et les douanes françaises ont eu fort à faire cet été, rapporte BFMTV.
Ainsi, dans un communiqué publié lundi 1er septembre, les douanes ont révélé avoir mis la main sur plus de 70 000 articles contrefaits en à peine un mois. En effet, quatre opérations ont été menées, mais seulement entre le 30 juillet et le 20 août. Les 31 juillet et 1er août, deux opérations ont permis de mettre la main sur 25 000 peluches «semblant contrefaire la marque Labubu» puis 20 000 autres. Elles provenaient, dans le premier cas de Grande-Bretagne et dans le second de Pologne, avec comme destination la Pologne.
Des contrefaçons en Chine, aux Etats-Unis et en Europe
Les peluches officielles de la marque Pop Mart étant prises d’assaut, de nombreuses personnes n’hésitent pas à se tourner vers des modèles ressemblant et moins onéreux. Quitte à assumer acheter des modèles contrefaits avec des fautes dans le nom du créateur ou copiant de célèbres marques et équipes sportives. Ces «lafufus» ont d’ailleurs été vendues dans des chaînes de supérettes aux Etats-Unis, obligeant Pop Mart à sévir, elle qui a pourtant déposé sa marque outre-Atlantique depuis six ans. Selon les informations de CNN citées par nos confrères, l’entreprise chinoise a déjà poursuivi en justice la chaîne 7-Eleven.
Ce n’est pas la première fois que ces peluches de contrefaçon sont interceptées. Début août, comme l’avait déjà appris Capital, la police de Shanghai a démantelé un réseau de contrefaçon. Un butin alors estimé à 1,7 million de dollars avait été découvert. Pour éviter de se faire arnaquer, il suffit de se rendre sur le site officiel de la marque ou dans un de ses magasins. A Paris et en Ile-de-France, il en existe déjà six et Pop Mart a lancé son application.
Car il faut le rappeler, en plus d’être illégales, les «lafufus» peuvent s’avérer dangereuses. Comme le rappelle BFMTV, aux Etats-Unis, la Commission américaine sur la sécurité des produits de consommation (CPSC) a déjà alerté contre des risques sérieux «d'étouffement et de décès pour les jeunes enfants». En France, de faux porte-clés ont d’ailleurs été rappelés cet été. Depuis le début de l’année, le groupe chinois Pop Mart a déjà dégagé pas moins de 1,65 milliard d’euros.



















