«On n'abandonnera personne». Alors que les prix des carburants flambent, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, jeudi 2 avril, envisager de nouvelles aides ciblées dès le début de semaine prochaine. «Je suis favorable à ce qu'il y ait des aides ciblées. Donc, des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions en début de semaine prochaine», a déclaré le locataire de Matignon, lors d'un point presse au cours d'un déplacement à Bordeaux, selon BFMTV.

Le Premier ministre a aussi affirmé que les Français, dans l’obligation de rouler, «méritent sans doute une aide ciblée». «On n'abandonnera personne, mais on dépensera pas de l'argent qu'on n'a pas», a-t-il promis. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot a confirmé ces aides, sur TF1, vendredi 3 avril. «On va aider de manière ciblée ceux qui en ont le plus besoin et ceux qui utilisent le plus leur véhicule», a-t-il affirmé. Elles concerneront notamment certaines professions comme les entreprises de transport routier ou les artisans, ayant des véhicules utilitaires. Des secteurs qui «ont besoin d'être décarbonnés». «L'objectif est de ne pas ouvrir les aides à tout le monde», a-t-il indiqué. Rien ne semble donc être prévu pour les particuliers.

L'espoir du surplus de taxes sur les carburant «douché»

Concernant une potentielle pénurie de carburant dans le pays, Sébastien Lecornu s’est montré rassurant, expliquant que ce n’est pas à l’ordre du jour et qu’aucune «crise de volume» n’est prévue. Des «problèmes logistiques» sont toutefois à noter dans certaines stations-service, pratiquant des prix plus bas. Le week-end dernier, l’Automobiliste rapportait que plus de 300 stations-service étaient déjà en difficulté en France sur leur approvisionnement de carburant. Sur le diesel, il y a trois fois plus de stations-service en rupture qu'en temps normal, notamment chez TotalEnergies qui a plafonné ses prix jusqu'à la fin du mois sur l'essence et le gazole.

Enfin, «l’excitation», provoquée par le surplus de «la fiscalité sur les carburants», va vite être «douchée», a affirmé le chef du gouvernement. S’il a expliqué que la hausse des prix pouvait entraîner une augmentation du «volume de fiscalité prélevée», elle pourrait être compensée par une baisse de la consommation en volume.

La fiscalité utilisée pour électrifier le pays

Le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel communiquera, ce vendredi, sur ce sujet, à la demande du Premier ministre. Avec le montant de ces «éventuels surplus», Sébastien Lecornu a déjà émis le souhait d’accélérer l’électrification de l’économie. C’est pourquoi il veut les financer par les «surplus» de recettes fiscales sur les carburants, a précisé Matignon à l’AFP.

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