Une nouvelle qui devrait ravir les automobilistes. Alors que les prix des carburants atteignent des niveaux historiquement élevés depuis le début du conflit au Moyen-Orient, et dépassent les plus hauts enregistrés après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les stations-service TotalEnergies avaient pris la décision de plafonner les prix de l’essence et du gazole, respectivement à 1,99 euro et 2,09 euros le litre, le 13 mars dernier. Dans les autres stations, le litre de gazole avoisine les 2,25 euros en moyenne, rapporte Le Parisien.

Mais «dans un contexte de forte remontée des cours du diesel» et pour «continuer à protéger ses clients en France pour le week-end de Pâques», TotalEnergies a décidé de prolonger le plafonnement de ces tarifs d’une semaine supplémentaire, soit jusqu’au mardi 7 avril, comme l’a expliqué la multinationale dans un communiqué. «TotalEnergies tient à rappeler sa politique transparente de fixation des prix qui consiste à répercuter sans délai toute fluctuation à la baisse, comme à la hausse, des cours internationaux du diesel et de l’essence», a-t-elle ajouté. Cette mesure concerne les 3 300 stations de l’entreprise à travers la France métropolitaine.

L’exécutif ne souhaite pas baisser les taxes sur les carburants

Le vendredi 27 mars, le gouvernement a annoncé débloquer 70 millions d’euros pour soutenir les secteurs économiques bousculés par la hausse des prix des carburants, à savoir les transporteurs routiers, les agriculteurs et les pêcheurs. Ces aides pourraient être «reconductibles si la situation perdure, en mai, en juin», a précisé le ministre des Transports Philippe Tabarot, sur Europe 1. Quant au Premier ministre Sébastien Lecornu, il s’est dit «prêt à aller plus loin si la guerre devait se poursuivre». Toutefois, l’Etat n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants, qui représentent 50 à 55 % du prix à la pompe.