Après avoir annoncé le prolongement des aides carburants sectorisées et la création de nouvelles aides pour d’autres corps de métiers, c’est l’heure de la note pour le gouvernement. Actuellement, les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs routiers et les travailleurs du BTP sont bénéficiaires d’un rallongement des dispositifs d’aide au carburant déjà mis en place en avril, en pleine période de tension énergétique liée au conflit au Moyen-Orient.

Mardi 21 avril, le gouvernement a aussi annoncé une aide carburant destinée aux particuliers «grands rouleurs», pour les foyers modestes, qui cible 2,9 millions de Français. Mercredi, une aide ciblée pour les taxis et les VTC a également été annoncée, sans que les détails n’aient été communiqués. Au total, selon le ministre des Comptes publics David Amiel, toutes ces aides coûteraient 180 millions d’euros au mois de mai, selon 20 Minutes. En avril 2026, elles auraient coûté environ 150 millions d’euros.

Une aide ciblée pour les salariés dépendants de la voiture

Concrètement, l’aide destinée aux salariés «grands rouleurs» doit prendre la forme d’une réduction de 20 centimes en moyenne par litre de carburant et par plein. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a détaillé les conditions d’accès à cette aide. Les futurs bénéficiaires devront être des actifs, dont les revenus se situent en dessous de la médiane des salaires français, et habiter au moins à quinze kilomètres de leur lieu de travail. Pour les travailleurs qui roulent énormément, comme les aides-soignants ou les infirmiers, ils devront parcourir au moins 8 000 kilomètres par an.

Mercredi, lors d’une table ronde à Montluçon, et à l’occasion d’un Conseil des ministres délocalisé, le ministre de l’Agriculture a aussi tenu à rappeler le coût du soutien à l’agriculture dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, notamment pour aider face à la flambée des prix du gazole non routier, très utilisé pour les tracteurs. Ce carburant est la cible d’une aide gouvernementale à hauteur de 1,3 milliard d’euros par an. Le coût de la guerre au Moyen-Orient, lui, est d’environ 6 milliards d’euros pour la France, selon David Amiel.