
La guerre au Moyen-Orient se poursuit et les prix du carburant continuent de s’envoler. Ce mercredi 6 mai, les prix du SP95-E10 et du SP98 ont atteint leur plus haut niveau depuis le début des hostilités entre l’Iran d’un côté et les États-Unis et Israël de l’autre. Désormais, le prix du SP98 s’affiche en moyenne à 2,132 euros le litre (+16,29%) dans les stations tandis que le SP95 atteint en moyenne 2,038 euros le litre (+18,47%), soit une hausse respective de près de 30 centimes et de 32 centimes en seulement deux mois, rapporte BFMTV.
Face à cette hausse et à la colère de certaines professions, le gouvernement a annoncé plancher sur une nouvelle série d’aides, a indiqué en conférence de presse la porte-parole de l’exécutif, Maud Bregeon. «Dans un conflit qui s’installe avec des hausses de prix pour les Françaises et les Français qui s’installent aussi et qui de toute évidence vont encore durer un certain temps, il y a nécessité de changer d’échelle et c’est pourquoi nous travaillons à de nouvelles mesures d’aides», a-t-elle fait savoir. Pour l’heure, aucune indication sur les destinataires de ces nouvelles aides n’a été dévoilée.
Une situation particulièrement «difficile et grave»
Cette annonce intervient au lendemain d’une prise de parole de Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale. Devant les députés, le Premier ministre a en effet promis d’adapter les aides face à la flambée des carburants pour «changer d’échelle» dans ses différents dispositifs de soutien à l’activité économique. Estimant que la situation actuelle était particulièrement «difficile et grave», Sébastien Lecornu n’a pas caché devant la représentation nationale ses craintes d’une reprise des combats et donc par ricochet une nouvelle pression sur les prix des carburants, et ce, alors que la situation est toujours des plus instables dans le détroit d’Ormuz où transite une grande partie du pétrole mondial.
Si l’annonce de ces nouvelles aides est attendue de pied ferme par de nombreux secteurs professionnel, celles-ci viendront s’ajouter à un paquet de premières aides délivrées par le gouvernement face à la hausse des prix du carburant. Fin avril, l’exécutif avait décidé de mettre en place une indemnité de 50 euros destinée à trois millions de travailleurs modestes «gros rouleurs». Les demandes seront ouvertes à compter du 27 mai sur le site impôt.gouv.fr et l’aide réservée à ceux qui effectuent plus de 15 km de trajet par jour ou plus de 8 000 km par an dans le cadre de leur travail et dont le revenu fiscal de référence est inférieur ou égal à 16 880 euros. D’autres aides ont aussi été prolongées comme celles à destination des pêcheurs, du secteur du bâtiment, des taxis et VTC ou encore des agriculteurs.



















