
Moins de 20 ans après son inauguration, le centre aquatique des Bains va déjà fermer ses portes. Pourtant, selon Le Parisien, les six lignes d’eau du bassin extérieur, situé en bord de plage à Dieppe (Seine-Maritime), sont très appréciées des visiteurs. Un petit havre de paix dans de l’eau de mer où se côtoient touristes et habitués. Surtout, le chantier a coûté la bagatelle de 21 millions d’euros avant son inauguration en 2007. Alors, pourquoi une fermeture ? À cause d’une dégradation des lieux qui ne cesse de s’accentuer selon nos confrères.
«Pas le choix», selon le directeur général des services de la ville de Dieppe, qui ajoute que «jusqu’en fin d’année, la sécurité du public et de nos agents est assurée». Cependant, au-delà, «l’état général de la structure, qui ne cesse de se dégrader (…) ne nous permet pas de la maintenir ouverte», ajoute Wilfrid Tocque. Un bureau d’études a d’ailleurs remis un rapport qui met en exergue la fragilité du bassin et des structures. Et les dégâts sont tels que des réparations ne sont pas envisageables, «seul un remplacement total peut être envisagé», ajoute-t-il.
3,5 millions de travaux déjà réalisés
Ainsi, dès le 31 décembre prochain, le centre aquatique va fermer ses portes et sera rasé. Sera-t-il reconstruit par la suite ? La municipalité communiste, qui a repris la régie depuis le 1er janvier 2023, a déjà investi 3,5 millions d’euros pour faire des travaux, tandis que des procédures judiciaires sont en cours «en lien avec ces malfaçons avérées», indique au Parisien Wilfrid Tocque.
Le directeur général des services de la ville de Dieppe espère bien évidemment que le centre aquatique aura une seconde vie après sa destruction, mais il faut pour cela trouver des partenaires et des fonds pour mener à bien un nouveau projet. «Il y a des discussions qui ont commencé, mais c’est encore trop tôt pour en parler», confirme Wilfrid Tocque. Les clubs et associations ont déjà été redirigés vers les autres piscines de la ville et des solutions de reclassement sont envisagées pour le personnel. Tous espèrent une réouverture des lieux. Mais quand ?



















