
Il succède à l’Irlandais Tony Murphy en poste depuis 2022. Pierre Moscovici a rejoint la Cour des comptes européenne, ce vendredi 2 janvier. Après cinq années à la tête de l’institution de la rue Cambon, à Paris, l’ancien député retourne aux affaires européennes, au sein de cette institution se présentant comme «la gardienne des finances publiques», dans un climat international et géopolitique très hostile. Son nouveau poste à Luxembourg est particulièrement exposé, rapporte La Tribune. En effet, une enquête de Libération avait fait état de dérives des notes de frais ou des primes pour des logements fictifs sous l’ancien premier magistrat Klaus-Heiner Lehne.
Selon nos confrères, «Pierre Moscovici devra entre autres donner de la visibilité aux investigations des magistrats sur les deniers publics». Chaque année, la Cour des comptes publie entre 25 et 30 rapports spéciaux sur la santé, les transports ou encore la cohésion sociale. Au cours des dernières années, les fonctionnaires européens ont d’ailleurs musclé leurs investigations sur les milliards d’euros du plan NextGenEU. En 2020, les Etats sont parvenus à se mettre d’accord sur un plan de relance de 750 milliards d’euros.
Un bilan mitigé à la présidence de la Cour des comptes
Ainsi, Pierre Moscovici va devoir aussitôt prendre à bras-le-corps un certain nombre de dossiers, et ce, alors que les parlementaires spécialistes des questions budgétaires ont dressé un bilan mitigé de son mandat à la Cour des comptes. «La Cour s’est ouverte et a renforcé son expertise», reconnaît Philippe Brun, député socialiste de l’Eure, en pointe sur les questions de finances publiques au PS. «Au fil du temps, on a senti davantage de critiques… Et depuis plus d’un an, elles sont plus affirmées à l’endroit des résultats du gouvernement qui a rendu des comptes plus dégradés», nuance le député Nicolas Sansu (GDR). Désormais, Pierre Moscovici va devoir faire l’unanimité, ou presque.


















