Il a une fortune estimée à plus de 200 millions d’euros, selon les médias britanniques. De quoi, après sa mort, réserver un bel avenir à ses six enfants, Joseph et Fuchsia Katherine nés de son premier mariage, ou encore Bridget Michaela, Jake, Eliot Pauline et Giacomo Luke issus de son mariage avec Trudie Styler. Mais Sting voit les choses autrement. Comme il l’a déjà évoqué à plusieurs reprises, le chanteur britannique a décidé qu’il ne leur léguerait rien ! Non pas parce qu’il ne s’entend pas avec eux, mais tout simplement parce que ça ne «serait pas un cadeau».

C’est ce qu’il a répété au micro de France Inter la semaine dernière. «Mes enfants n’hériteront pas de ma fortune, je n’arrêterais pas de travailler. J’adore travailler, c’est ce qui me définit, je suis en pleine forme donc je vais continuer», a-t-il lancé. Selon lui, ce serait «trop», et d’ailleurs, ses enfants sont «très très durs» et ils «veulent travailler». Sting avoue qu’ils préfèrent «tracer leur propre voie dans la vie». Il ne veut donc pas «leur voler», ni «leur ambition».

Pas une punition, mais une leçon

Pour l’ancien leader de The Police, c’est d’ailleurs «une éthique de travail et ils l’ont». Que fera-t-il de son argent ? «L’argent c’est fait pour être dépensé. On ne peut pas l’emporter avec soi», a-t-il répondu avec son flegme britannique. Ce discours n’est pas nouveau pour le chanteur. Comme l’avait relayé Cosmopolitan, le 18 octobre 2025 dans l’émission «50’ Inside» sur TF1, il s’était déjà confié sur sa vie privée et sur son héritage : «Vous savez, je ne sais pas si j’ai raison ou si j’exagère, mais je ne veux pas que mes enfants s’attendent un jour à recevoir des millions de dollars.»

Il ajoutait alors : «Je n’ai jamais voulu les punir en leur donnant trop (…) parce que je pense que c’est aussi un problème. Des enfants qui ont trop d’attentes, trop d’argent ou trop de privilèges. Je pense qu’il faut trouver un juste milieu.» Son héritage ne «leur rendrait pas service». A l’époque, il assurait que chacun de ses enfants avait compris son choix et était même «très fiers» de leur père. Et pour lui, ce n’est d’ailleurs pas une punition, mais une leçon pour de nombreuses familles riches.

Lors de cette même interview, il a évoqué son enfance, «près des chantiers navals» dans la ville côtière de Wallsend (Nord-Est de l’Angleterre). Un coin «dangereux, sombre» et où «ça faisait peur», raison pour laquelle il est «devenu musicien pour pouvoir y échapper plus tard». S’il estime avoir «une dette envers sa communauté» aujourd’hui, c’est aussi peut-être pour cette raison qu’il a voulu inculquer la valeur du travail à ses six enfants.