
Le pouvoir d’achat reste au sommet des préoccupations des ménages. D'après la 14e édition du baromètre Cofidis, publiée début septembre et relayée par RMC Conso, 38 % des Français en font leur priorité, devant la santé (36 %) et l'insécurité (34 %). Si cette part recule par rapport à 2024 (- 13 points), le sujet reste sensible. Preuve en est : seuls 18 % des sondés estiment avoir un bon pouvoir d'achat, contre 23 % un an plus tôt. Le déficit ressenti est conséquent. Pour vivre correctement, les Français disent avoir besoin de 507 euros supplémentaires chaque mois. Dans le détail, 72 % estiment que la hausse des prix pèse le plus sur leur budget, devant la fiscalité. Ils sont une majorité à constater une inflation persistante sur l'alimentation (78 %), la santé et les assurances (76 %), ainsi que sur l'énergie (71 %).
Face à cette pression, les comportements évoluent : 60 % réduisent leurs dépenses non essentielles, 54 % surveillent attentivement les prix, et près de 3 Français sur 10 mettent désormais de l'argent de côté par crainte de nouvelles hausses. Les arbitrages portent surtout sur l'habillement (39 %) et les loisirs (38 %). Malgré ces restrictions, 48 % des sondés pensent que leurs efforts suffiront pour tenir à l'avenir. Le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui doit constituer son gouvernement dans les prochains jours, sera attendu sur ce terrain. Un terrain sur lequel les principales forces politiques s'étaient engagées en pleine campagne législative l'an dernier, comme le rappelle un article alors publié sur Public Sénat.
Les propositions des principaux partis en 2024
Renaissance
Du côté du camp présidentiel, pour booster le pouvoir d’achat des Français, on défendait un relèvement de la «prime Macron» à 10 000 euros défiscalisés, une baisse de 15 % des factures d'électricité - soit environ 200 euros d'économies par foyer, la création d'une complémentaire santé publique à 1 euro par jour, ainsi qu'une exonération des frais de notaire pour les primo-accédants des classes moyennes. Le parti promettait aussi une taxe sur les rachats d'actions pour financer la rénovation énergétique et des fournitures scolaires moins chères via des achats groupés.
Rassemblement national
Face à ces propositions, le parti à la flamme proposait une «baisse immédiate» de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants, l'électricité, le gaz et le fioul, mesure jugée coûteuse par Bercy. Le Rassemblement national prônait aussi une politique énergétique nationale, affranchie du marché européen, et un audit complet des finances publiques.
Le Nouveau front populaire
La coalition de la gauche réclamait une hausse du Smic net de 200 euros (le portant à 1 600 euros), l'indexation des salaires sur l'inflation et le blocage des prix sur les biens de première nécessité. Concernant l'énergie, la gauche suggérait la suppression de la taxe Macron de 10 % sur les factures et l'annulation de la hausse du gaz prévue en juillet 2024.
Les Républicains
Les Républicains, parti auquel appartenait l'actuel Premier ministre Sébastien Lecornu avant qu'il ne rejoigne les rangs macronistes en 2017, proposaient une augmentation des salaires grâce à une réduction des cotisations sociales pour les revenus inférieurs à 4 200 euros net. Sur l'énergie, en revanche, la ligne semblait peu claire : certains cadres du parti défendaient une baisse des taxes, d'autres leur hausse.
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