
Jusqu'en mars 2023, de nombreux cardinaux et responsables ecclésiastiques bénéficiaient de logements gratuits ou à des loyers très avantageux dans les propriétés du Saint-Siège. Une tradition vieille de plusieurs siècles à laquelle le pape François avait mis fin cette année-là, comme l'indiquaient alors Les Echos dans un article de mars 2023. Depuis, les occupants de ces logements doivent en effet s'acquitter de loyers alignés sur les prix du marché romain. Cette mesure avait été gravée dans le marbre d'un rescrit signé le 13 février 2023.
Cette décision du souverain pontife s'inscrivait dans une série d'initiatives visant à améliorer les finances du Vatican – mises en difficulté par la pandémie de Covid 19 – et renforcer la transparence. En 2021, le pape François avait d'ailleurs déjà réduit les salaires des cardinaux et hauts fonctionnaires de 10 %, illustrant sa volonté de rapprocher l'Église des réalités économiques contemporaines et de mettre fin à certaines pratiques jugées obsolètes.
Son successeur suivra-t-il la même voie ?
Difficile, donc, de ne pas y voir la marque d'un pape ouvertement préoccupé par la justice sociale, soucieux de donner l'exemple en temps de crise. Son décès ce 21 avril marque sans conteste la fin d'une ère de réformes au sein de l'Eglise catholique. Reste désormais à savoir si son successeur poursuivra cette politique de rationalisation et de transparence, ou si la fumée blanche désignera un nouveau pape plus enclin à conserver les avantages des cardinaux.


















