
Lundi 25 mai, Xi Jinping a reçu la visite d’Etat officielle du président serbe, Aleksandar Vučić, la première dans l’empire du milieu du dirigeant européen. Le partenariat entre les deux présidents n’est plus un secret pour personne. Pékin investit déjà des milliards d’euros dans le pays des Balkans au sein d’infrastructures de transport, dans des mines, des usines ou encore la production d'énergie. Mais ce lien se renforce de plus en plus, notamment du côté de la défense.
Entre 2021 et 2025, près de deux tiers des importations serbes en matière d'armement provenaient… de Chine, devenant ainsi le premier fournisseur de ce pays. Mi-mars dernier, comme le rappelle BFMTV, le président serbe avait reconnu que son pays possédait des missiles de croisière supersoniques sol-sol chinois, alors que parallèlement sur les réseaux sociaux circulaient des photos montrant des CM-400AKG.
La Serbie toujours en course pour intégrer l’UE ?
Pour l’heure, le chef d’Etat serbe n’a jamais communiqué sur le nombre précis de missiles chinois en leur possession. Il a simplement souligné, à la télévision nationale serbe, que ces engins étaient «extrêmement coûteux» et «extrêmement efficaces». La Serbie d’Aleksandar Vučić est également le seul pays européen à posséder un système de défense aérienne chinois de moyenne ou longue portée, le FK-3.
Cette proximité avec la Chine peut-elle barrer la route de la Serbie, candidate à l'Union européenne depuis 2012 ? Si Belgrade se rapproche bel et bien de la Chine - sans cacher non plus son lien soudé avec la Russie - cela entretient la peur que le pays tourne le dos à l'Occident, notamment ses voisins européens. «Nous allons discuter avec nos partenaires de l'Alliance atlantique et les mettre en garde contre ce type d'armement, qui est une nouveauté dans l'arsenal de l'armée serbe», a exprimé en mars dernier Andrej Plenkovic, le Premier ministre croate.
Outre la Chine, la Serbie a aussi noué avec la France un partenariat important en matière de défense. Une commande de 12 avions de chasse Rafale pour 2,7 milliards d'euros avait été passée en 2024.



















