
La défense américaine mise à mal au Moyen-Orient ? De nouvelles images satellites à haute résolution laissent penser qu’un radar AN/TPY-2, pièce maîtresse du système de défense antimissile THAAD, aurait été gravement endommagé sur la base aérienne de Prince Sultan en Arabie saoudite. Selon le média ukrainien spécialisé Defense Express, ces clichés révèlent des destructions visibles sur le site, notamment l’incendie d’un abri abritant des composants essentiels tels que des générateurs et des unités de commandement.
Si une attaque avait été signalée au début du mois de mars, l’étendue des dégâts restait jusqu’à présent difficile à évaluer, faute de données visuelles précises, rapporte L’Indépendant. Les nouvelles images suggèrent que le radar lui-même pourrait avoir subi des dommages importants. Les équipements généralement associés à l’AN/TPY-2 semblent avoir été déplacés après l’incident, probablement dans le cadre d’opérations de récupération. Des traces de brûlures sur le terrain renforcent l’hypothèse que le radar pourrait ne plus être opérationnel.
D'autres équipements touchés
Les analystes indiquent que les effets de souffle limités observés laissent penser à une attaque menée par drone plutôt que par missile de grande envergure. La destruction de ce radar constituerait un coup dur pour le système THAAD, chargé de protéger la base contre les menaces balistiques. L’AN/TPY-2 représente une technologie de pointe et un investissement colossal, son coût étant estimé entre 500 millions et 1 milliard de dollars.
Fabriqué en très petit nombre, ce radar utilise la bande X et la technologie au nitrure de gallium, capable de suivre des cibles avec une grande précision à plus de 1 000 kilomètres. Mais les conséquences pourraient aller au-delà de la perte du radar. Defense Express précise que d’autres équipements américains sur la base, tels qu’un avion de surveillance E-3G Sentry et un avion ravitailleur KC-135, auraient également été touchés ou détruits lors de l’incident, ce qui pourrait affecter les opérations militaires américaines dans la région.
Cette attaque présumée met en lumière la vulnérabilité de certaines installations stratégiques et pourrait avoir des répercussions significatives sur la posture de défense des Etats-Unis au Moyen-Orient.



















