
Le gouvernement français peaufine les derniers détails de son budget 2025 qui devrait être dévoilé ce jeudi 10 octobre 2024. Un exercice qui est marqué par le poids de la dette nationale, qui atteint désormais 3 200 milliards d’euros. Cette situation est due à des décennies de dépenses supérieures aux recettes, nécessitant un emprunt continu via l’émission de titres de dette. A cet égard, nos confrères de Ouest France se sont posé la question de savoir qui sont les créanciers qui détiennent la dette publique française et pourquoi le gouvernement cherche à éviter de tomber dans une spirale d’endettement incontrôlable.
Contrairement à l’idée courante, l’Etat ne s’endette pas par des emprunts bancaires classiques, mais par des obligations vendues sur le marché financier. Une proportion importante de cette dette, 55%, est détenue par des acteurs étrangers, principalement des fonds de pension et des banques. De ce fait, l’endettement croissant représente un risque, notamment si les coûts des intérêts continuent d’augmenter. Le service de la dette représente déjà 50 milliards d’euros par an.
Garder la confiance des investisseurs étrangers
Depuis des décennies, la France s’endette continuellement pour couvrir ses déficits budgétaires. En effet, la dette du pays est financée non pas par des emprunts bancaires traditionnels, mais par l’émission d’obligations. Ces titres financiers permettent aux investisseurs, qu’ils soient français ou étrangers, d’acheter une part de la dette avec la promesse d’un remboursement avec intérêts. Si l’Etat continue d’emprunter, c’est en partie parce que la confiance des créanciers reste intacte.
Bien que la France ait une dette élevée, la situation n’est pas alarmante, du moins pour l’instant. La Banque Centrale Européenne détient près d’un quart de la dette, après avoir acheté massivement des obligations pour soutenir l’économie lors des crises précédentes. La confiance dans la capacité de la France à rembourser reste élevée, notamment grâce à sa stabilité économique. Toutefois, le poids des intérêts sur cette dette commence à peser lourdement sur les finances publiques, et le gouvernement prévoit de resserrer les cordons de la bourse.
Alors que la dette s’élève à 112 % du PIB, la France doit éviter de tomber dans une spirale d’endettement incontrôlable indiquent les experts interrogés par Ouest France. L’augmentation des taux d’intérêt augmente la charge du service de la dette. Si cette tendance se poursuit, la France pourrait faire face à des difficultés similaires à celles rencontrées par la Grèce en 2010. Pour maintenir la confiance des marchés, des mesures d’austérité sont envisagées, bien que le gouvernement insiste sur le fait que l’emprunt est nécessaire pour financer les dépenses publiques essentielles.


















