L'ancienne star de la NBA, Tony Parker, a intégré la quatrième saison de l’émission «Qui veut être mon associé ?», diffusée sur M6. Or, selon BFMTV Business/RMC Sport, il est accusé par plusieurs entrepreneurs de ne pas avoir honoré un engagement financier pris en direct dans l’émission. L’ex-basketteur s’était engagé à investir 200 000 euros dans une start-up, mais la somme n’a finalement jamais été versée.

L’entrepreneuse concernée a dénoncé «un gros problème de gestion des investissements de la part de l’équipe de Tony Parker», pointant du doigt un manquement à une promesse faite devant des millions de téléspectateurs. Nos confrères ont enquêté sur les engagements de l’ancien sportif : sur une dizaine de projets annoncés, six start-up ont confirmé n’avoir jamais signé de contrat avec lui, certaines n’ayant même jamais eu de contact direct après leur passage à l’émission.

Tony Parker se défend et évoque un manque de clarté

Face à ces accusations, Tony Parker a réagi dans une interview au journal Le Progrès du 19 mars, expliquant pourquoi l’investissement promis n’a pas abouti. Il remet en question la présentation de la candidate et justifie sa décision de ne pas finaliser le deal. «Je comprends qu’elle soit déçue, mais beaucoup de choses que cette dame a dit dans l’émission étaient floues», affirme-t-il, avant d’ajouter : «Partant de là, Marc [Simoncini] et moi avons décidé de ne pas faire le deal.»

Il déplore également la mauvaise image donnée aux investisseurs en France, soulignant qu’il aurait pu choisir d’investir aux États-Unis : «C’est dommage et injuste que l’on essaie de taper sur les gens qui investissent en France, ceux qui créent des emplois.» L’ancien champion insiste sur la nécessité des vérifications financières, qu’il estime indispensables avant de finaliser un investissement. Selon lui, «il n’y a pas de garanties» dans l’émission et il est normal de procéder à des «due diligence» (audits et contrôles) avant de conclure une affaire.

Un programme basé sur des offres de principe

De son côté, M6 a rapidement réagi aux critiques, précisant que les promesses faites en plateau ne sont pas des engagements définitifs. Dans un communiqué publié le 14 mars, la chaîne rappelle que les investisseurs découvrent les entrepreneurs en direct et qu’il est précisé aux participants qu’une offre de principe peut être annulée après analyse du dossier.

L’émission fonctionne ainsi sur un principe de négociation, où les candidats doivent convaincre les investisseurs, mais où ces derniers ont la liberté de revenir sur leur engagement après un audit plus approfondi. «Quand vous faites cette émission, bien sûr qu’il y a des due diligence, mais il n’y a pas de garanties», insiste Tony Parker. «Encore heureux ! On ne va pas faire un business en vingt minutes de présentation !»