Marc Simoncini tape du poing sur la table. Présent depuis 2020 comme investisseur dans l’émission Qui veut être mon associé ? diffusée sur M6, Marc Simoncini a décidé de prendre la parole au sujet des critiques sur les promesses d’investissements qui ne voient pas le jour une fois l’émission terminée, rapporte Voici. Créé en 2020, le programme, dont le principe consiste à permettre à des entrepreneurs de convaincre un panel d’investisseurs d'investir dans leur projet, a été un véritable succès dès son lancement. Outre Marc Simoncini, d’autres investisseurs de renom tels que Kelly Massol, Eric Larchevêque ou Anthony Bourbon peuvent décider d’apporter des fonds à certaines startups contre un pourcentage de leurs parts pour les aider à se lancer ou se développer.

«Investir, ce n’est pas signer un chèque sous les projecteurs, c’est analyser froidement quand les caméras sont éteintes», a ainsi commencé par fustiger dans un post publié sur sa page Instagram Marc Simoncini. Révélant avoir scanné des milliers de dossiers, investi dans des centaines de startups, vécu de «gros succès et beaucoup d’échecs» en 25 ans de carrière, l’entrepreneur a tenu à préciser que «plus on est expérimenté, plus on détecte tôt les signaux faibles».

«Quand on fait ce métier, la responsabilité prévaut sur le spectacle»

Alors que plusieurs internautes ont relevé un décalage entre le deal qui peut être passé à l’écran et les accords véritablement signés en coulisses entre les entrepreneurs et les investisseurs, pour Marc Simoncini, «refuser une due diligence, ce n’est pas trahir une promesse». Au contraire, pour ce dernier, cela signifie plutôt «bien faire son job» tout en étant responsable en rendant service à l’entrepreneur. «Quand on fait ce métier, la responsabilité prévaut sur le spectacle», explique-t-il. Et d'ajouter : «Plus on a investi, plus on sait quand ne pas investir, et plus on a vu de boîtes échouer plus on respecte la réalité derrière un pitch bien huilé.»

Si le chef d’entreprise de 62 ans estime par ailleurs que les plus jeunes investisseurs sont plus à même de dire oui pour apporter un soutien financier à des startups, certains dossiers qualifiés de «coup de cœur», eux, dépassent bien souvent une simple logique d’investissement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que dans Qui veut être mon associé ?, ces derniers sont nombreux.