
Une première consultation chez son médecin traitant, puis de long mois d’attente avant de pouvoir se retrouver face à un ophtalmologue, un pédiatre, un dermatologue… L’accès aux praticiens spécialistes n’est pas des plus simples en France. C’est pourquoi le premier syndicat des médecins spécialistes, Avenir Spé, souhaite la mise en place d’un système leur permettant de s’adresser des patients entre eux, sans nécessairement passer par un médecin traitant, comme le rapporte CNews.
Le syndicat Avenir Spé a ainsi proposé de créer, samedi 5 octobre, une consultation «de type nouveau», facturée 60 euros, utilisable seulement dans le cadre de «soins non programmés» ou d'une demande «d'avis rapide». L’objectif est que le patient puisse directement s’adresser à un spécialiste en cas de symptômes particuliers. Le malade pourrait ainsi être adressé par un autre spécialiste, par exemple un pneumologue qui devant un essoufflement, suspecterait un problème cardiaque, explique le syndicat qui a présenté un «manifeste» lors de son congrès à Lille afin d’améliorer l'accès aux soins.
Les généralistes opposés à ce type de consultation
Actuellement en France, le «parcours de soins» classique nécessite de «passer d’abord et toujours au préalable par le médecin traitant», alors que les généralistes manquent partout, argumente Avenir Spé. Le syndicat plaide pour que les médecins spécialistes puissent donner des rendez-vous dans un délai réduit, soit quatre jours pour un soin non programmé, trois à quatre semaines pour un avis spécialisé. Ils fourniraient ensuite un compte rendu au médecin traitant.
Le premier syndicat des médecins spécialistes espère ainsi le déploiement d’«équipes de soins spécialisés», rassemblant des médecins d’une même spécialité, afin de garantir une réponse plus rapide aux demandes de généralistes, précisent nos confrères. Cette idée de consultation à 60 euros avait déjà été émise lors des négociations sur les tarifs des consultations au printemps dernier entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins. Mais MG France, premier syndicat des médecins généralistes, avait alors refusé de signer, redoutant un court-circuitage du «rôle pivot» des médecins traitants.



















