Le gouvernement entend faire économiser plus de 400 millions d’euros par an à la Sécurité sociale avec quatre projets d’arrêtés et un projet de décret. Comme le rapporte Sud Ouest, si ces textes étaient adoptés, les passages à l’hôpital seront moins bien remboursés dès le 1er mars 2026. Cela concernerait le «forfait journalier hospitalier», qui est la somme à la charge du patient hospitalisé, passant de 20 à 23 euros. Cette somme passerait de 15 à 17 euros pour une hospitalisation dans un service de psychiatrie.

Ce changement se répercutera aussi en cas de passage aux urgences sans hospitalisation, pour le «forfait patient urgence» (FPU), passant de 19,61 euros à 23 euros. Celui-ci augmentera de 8,49 à 9,96 euros pour les patients vulnérables (ALD). Un mois plus tard, le 1er avril, c’est la «participation forfaitaire» pour les soins dépassant les 120 euros qui passera de 24 à 32 euros. À noter que ces augmentations ne concerneraient pas les femmes enceintes en fin de grossesse, les nouveau-nés et les bénéficiaires de la C2S, anciennement CMU.

Le rôle des mutuelles

Ces augmentations de prix devraient être prises en charge par les complémentaires santé. Celles-ci prennent, par exemple, systématiquement en charge le FPU. Mais elles devraient avoir un impact significatif sur les personnes qui ne sont pas couvertes. Cela concerne environ 4% de la population, soit 2,5 millions de personnes selon la Drees. Pour les 10% des Français les plus pauvres, ce chiffre monte à 12%.