Les descendants de Margaret Kainer en ont assez d’attendre. Voilà bientôt dix ans qu’ils réclament l’héritage de leur grand-tante, injustement accaparé, selon eux, par la commune suisse de Pully et le canton de Vaud en 2003. En jeu : un pactole évalué alors à 17,5 millions de francs suisses (18,5 millions d’euros). Madame Kainer, juive allemande ayant fui l’ascension du nazisme dans son pays, est décédée à Paris en décembre 1968, sans enfant ni testament. Apatride, elle était enregistrée depuis la guerre auprès de la police du village de Pully, près de Lausanne, afin d’y faire renouveler régulièrement son titre de voyage délivré par les Nations Unies. A sa mort, faute d’héritiers identifiés, la commune et le canton, où elle n’effectuait pourtant que de brefs séjours, ont obtenu une large part de sa succession. Jusqu’à ce que ses descendants, les enfants de ses cinq cousines, se manifestent…

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