
Les généalogistes sont dans le viseur du Parlement. Petit rappel pour ceux à qui ce mot ne parle pas : le généalogiste se donne pour mission de rechercher de potentiels héritiers dans le cadre d’une succession au décès d’une personne en particulier. Isabelle Florennes, la vice-présidente MoDem de la commission des Lois du Sénat, a décidé d’encadrer leur pratique, rapporte Moneyvox, le 11 juin 2025. Interrogée sur le sujet, l’élue a fait savoir qu’elle a «été saisie sur les dérives que connaît cette profession il y a quelque temps». C’est pourquoi elle s’est penchée sur la question et compte bien y mettre un terme.
Tout d'abord, la sénatrice entend réguler les tarifs pratiqués par les généalogistes. Jusqu’ici, les honoraires sont fixés par les professionnels. Les héritiers, quant à eux, ne savent même pas qu’ils peuvent négocier ce prix, pensant certainement qu’il est contrôlé et décidé par un organisme. Désormais, avec l’application d’une telle loi, le tarif serait trouvable en ligne puisque fixé par décret. En outre, ils évoluerait à la fois en fonction du degré de parenté avec la personne décédée, mais aussi en fonction du montant de l’actif successoral.
Le président de l'organisation professionnelle Généalogistes de France monte au créneau
Par ailleurs, la nouvelle loi devrait également protéger les héritiers en faisant en sorte que le notaire ait l’obligation de faire part de l’intégralité des legs auxquels ils peuvent prétendre. Enfin, c’est également au professionnel du droit qu'il reviendra d’informer le généalogiste de l'argent qu’il touchera à l’issue de sa mission.
Interrogé par Le Figaro, Cédric Dolain, président de l'organisation professionnelle Généalogistes de France, est loin de se réjouir de la mise en œuvre d’un tel texte. Selon lui, «la profession s'est organisée et s'auto-régule, avec le soutien du ministère de la Justice». Il s’étonne, par ailleurs, que la sénatrice invoque des dérives, et ce, alors qu’il réfute tout litige ces dernières années. Pire encore, selon lui, les tarifs envisagés par l’élue sont en dehors des réalités du terrain et ne permettraient pas de couvrir les frais engagés par les professionnels.















