C’est une nouvelle mission, mais cette fois sur Terre. À 47 ans, Thomas Pesquet a été nommé directeur général de Novespace, entreprise bordelaise rattachée au Centre national d’études spatiales (CNES), rapporte La Dépêche le 3 avril. Une structure qu’il connaît bien : avant d’intégrer l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2009, il y avait déjà exercé comme ingénieur et responsable des opérations de vol au sein du groupe.

Basée près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, Novespace organise des vols paraboliques à bord d’un Airbus spécialement aménagé, reproduisant les conditions d’apesanteur. Ces vols servent aux expériences scientifiques en microgravité et à l’entraînement des astronautes. Avec son nouveau rôle, Thomas Pesquet entend mettre à profit son expertise scientifique et managériale : diplômé récemment d’un MBA à l’INSEAD, il ambitionne de développer l’activité de la société. «Je veux me rendre utile là où mon expertise est la plus adaptée», a-t-il déclaré sur X (ex-Twitter).

Une nouvelle fonction… mais pas à plein temps

Cette prise de poste ne marque pas un retrait de la scène spatiale. Thomas Pesquet reste astronaute actif au sein de l’ESA et continue de s’entraîner en vue de futures missions. Il l’a précisé lui-même : «Ce n’est pas un poste à plein temps tant que les nécessités opérationnelles et l’entraînement m’occupent par ailleurs.» Son rêve de participer à une mission lunaire demeure intact. L’ESA, partenaire du programme américain Artemis, pourrait envoyer un astronaute européen sur la Lune dès 2027. Avec deux missions à bord de la Station spatiale internationale (ISS) à son actif — dont une comme commandant de bord —, Thomas Pesquet reste l’un des candidats les plus crédibles pour cette aventure historique.

Cette nomination est saluée par l’équipe dirigeante de Novespace, composée de Thierry Gharib, président, et de l’astronaute Jean-François Clervoy, président d’honneur. «Thomas apportera une expertise unique et un rayonnement international à notre société», souligne la direction. La structure espère renforcer son rôle auprès du monde scientifique et du secteur spatial, alors que les besoins en expériences en apesanteur augmentent dans des domaines variés : médecine, matériaux, études sur le vieillissement, etc.

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