Un pas en avant, deux en arrière. Une étude menée par plusieurs ONG, dont Reclaim France, WWF ou encore Rainforest Action Network, révèle qu’entre 2021 et 2024, les banques ont financé les énergies «soutenables» à hauteur de 1.368 milliards de dollars, contre 3.285 milliards de dollars pour les énergies fossiles. Plus du double, rien que cela. Le constat tiré est ainsi clair : «Les 65 plus grandes banques (...) ne sont pas sur la bonne voie pour financer la transition énergétique», ont partagé les auteurs de l’analyse.

Autrement dit, pour un dollar consacré au financement des énergies fossiles, seulement 42 cents soutiennent la transition énergétique. Un ratio qui est en contradiction complète avec l’Accord de Paris sur le climat, signé en 2015, destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à lutter contre le réchauffement climatique.

Les banques françaises font figure de bons élèves

Parmi les principaux établissements financiers mondiaux, les banques françaises font un peu mieux que leurs homologues américaines, japonaises ou encore canadiennes. En effet, la Banque postale et le Crédit Mutuel soutiennent les énergies alternatives avec des financements sept à neuf fois supérieurs par rapport à ceux concernant les énergies fossiles. Les banques françaises «sont conscientes de l'importance» du ratio entre financements des énergies fossiles d'un côté et de la transition énergétique de l'autre, a, par ailleurs, rassuré la Fédération bancaire française (FBF).

Seul le groupe BPCE apparaît comme un très mauvais élève et une exception française en ayant augmenté ses financements des énergies fossiles ces dernières années, supérieurs à ceux pour les énergies dites «soutenables». Un terme qui pourrait d’ailleurs irriter certains établissements bancaires puisque cette catégorie ne prend pas en compte les investissements vers des projets hydroélectriques ou la bioénergie.