Les JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina ont laissé place aux Jeux paralympiques depuis ce vendredi 6 mars, mais leur lot de polémiques n’a pas disparu. Dans le viseur de la presse italienne, rapporte Ouest-France, la piste de bobsleigh Eugenio Monti Sliding Centre de Cortina d'Ampezzo, qui avait déjà fait l’objet de controverses avant l’événement. En effet, alors qu’elle a été totalement refaite dès 2024 pour un coût estimé entre 120 et 125 millions d’euros, elle serait aujourd’hui dans un état lamentable après donc seulement quinze jours de compétition puisque les Paralympiques ne l’utilisent pas.

Aujourd’hui, selon les informations du Corriere del Veneto qui a eu accès à un rapport de 45 pages, les installations seraient dans un état relativement délabré. Le coût des dégâts serait déjà estimé à un million d’euros, à cause de tuyaux tordus, de bâches déchirées ou encore de câbles sectionnés. Le média italien parle même d'un «problème majeur (qui) réside dans la négligence généralisée de la zone». Il faut dire que c’est sur cette piste longue de 1 749 mètres que se sont tenues les épreuves de bobsleigh homme et femme individuelles, à deux ou à quatre, ainsi que toutes celles de luge et skeleton.

Une future compétition d’ores et déjà annulée

Toutefois, la dégradation de la piste n’aurait jamais dû être aussi rapide après autant de millions d’euros investis. Résultat, alors que devaient se tenir dans les prochains jours les championnats italiens des trois disciplines (10 au 12 mars), ils auraient d’ores et déjà été annulés, annonce le média allemand Web. A l’origine, cette piste est l’une des plus anciennes, d’où sa complexité de rénovation.

Un temps, le CIO, inquiet de l’avancée des travaux, avait envisagé pour la première fois de délocaliser une épreuve dans un autre pays, à savoir sur une piste existante en Suisse (Saint-Moritz) ou en Autriche (Innsbruck). Mais piqué au vif, le gouvernement italien avait décidé de tout faire pour mener à bien le projet malgré les contestations locales et le budget engagé. Visiblement, ce ne fut pas suffisant.

De son côté, le maire de Cortina d’Ampezzo, Gianluca Lorenzi, s’est montré beaucoup moins pessimiste auprès de nos confrères italiens : «Cela fait partie du système, il est normal que des réparations soient nécessaires après un événement.» Il assurait une remise en état pour la fin du mois de mars, donc après les échéances pourtant prévues dans quelques jours… La France sait à quoi s’en tenir pour les Alpes 2030.