i Kiev n’avance pas toujours sur le front, son service de sécurité abat depuis quelques mois de nombreux éléments russes efficaces et surtout très coûteux. Récemment, il se targuait d’avoir «détruit ou mis hors service» pour 4 milliards de dollars d’armes russes, dont des Buk-M1/M2, les systèmes antiaériens Tor-M1/M2/M3 ou encore les S-300/S-350/S-400. Mais il y a surtout les systèmes de missiles et de canons antiaériens Pantsir-S1/S2. Rien qu’en 2025, l’unité d’opérations spéciales Alpha aurait détruit près de la moitié des systèmes Pantsir-S1 déployés par Moscou.

Il faut dire que le Pantsir-S1 se révèle primordial pour l’armée russe et son remplacement est compliqué de par son coût, puisqu’il est estimé entre 15 et 20 millions de dollars. Or, selon Le Parisien, l’armée ukrainienne en a ciblé un nouveau tout récemment, détruit par un drone de combat de longue portée, un FP-2. Selon l’information initialement dévoilée par le site Militarnyi et des images relayées par l’armée ukrainienne, le FP-2 a parcouru pas moins de 90 kilomètres avant de venir s’écraser sur le système de défense.

L’Ukraine pourrait bientôt compter sur les FP-9 et FP-7

Embarquant une ogive de plus de 100 kg, le FP-2 a détruit le Pantsir-S1 dans la région de Zaporijia, non loin de Melitopol, une ville occupée. Dans l’opération, tout le module a été détruit, peut-on lire, et le commandant des forces de systèmes sans pilote ukrainiennes a confirmé que les pilotes du 1er Centre séparé des forces de systèmes sans pilote (SBS) avaient mené les frappes.

Le Pantsir-S1, tout comme son «petit-frère» le S2 modernisé, sont pourtant des atouts défensifs, capables d'intercepter des missiles de croisière et balistiques. Le FP-2 de Fire Point montre une nouvelle fois son utilité et sa précision, alors que l’Ukraine pourrait compter sur des évolutions de taille cette année, avec les missiles FP-9 et FP-7. Selon L’Indépendant, ces armes pourraient arriver sur le marché très prochainement et permettre à l’Ukraine de cibler la Russie.

L’un des patrons de l’entreprise a même révélé qu’il pourrait facilement atteindre des cibles à Moscou grâce à sa vitesse qui pourrait dépasser «les 1 000 mètres par seconde». A titre de comparaison, l'Iskander atteint actuellement environ 800 mètres par seconde.