Dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin, Israël a mené une vaste attaque contre des infrastructures militaires et nucléaires iraniennes. Conséquence : l’Iran a répliqué. Ce vendredi, en début de soirée, Téhéran a lancé des dizaines de missiles balistiques en direction de Jérusalem et Tel-Aviv. Ce sont des armes autopropulsées qui ont été conçues pour suivre une trajectoire donnée, résume le site Futura.

Concrètement, une fois élancé grâce à un moteur-fusée intégré, qui fonctionne à l’aide de carburant à la fois liquide et solide, le missile balistique suit une trajectoire dite «en arc». Il a la capacité de contenir plusieurs ogives qui explosent lorsque la cible est touchée. Enfin, peut être de courte, de moyenne ou de longue portée.

Il existe quatre types de missiles balistiques

Le missile balistique est une catégorie d’arme. Il en existe quatre sortes différentes. Le SLBM est un missile balistique lancé depuis des sous-marins. Ils assurent une discrétion garantie pour les armées qui en ont l’usage. Les SRBM sont eux des missiles balistiques à courte portée, c'est-à-dire inférieure à 1 000 kilomètres. Le MRBM (moyenne portée) est utilisé si la distance avec le point visé est comprise entre 1 000 et 3 500 kilomètres. Pour finir, l'ICBM, le missile balistique intercontinental, peut toucher une cible à 5 500 kilomètres. Notons que les systèmes ICBM et SLBM sont utilisés dans le cadre de la dissuasion nucléaire. Ils assurent une capacité de réaction en cas d’attaque d’un autre état.

Pour les contrer, des technologies militaires ont été élaborées. On peut citer le bouclier antimissile Aegis, ou encore le THAAD, pour Terminal High Altitude Area Defense (en français, Système de défense antimissile à haute altitude), développé par les États-Unis.