
Selon les révélations de la chaîne Telegram d’opposition Tchéka-OGPU, relayées par Le Point, un sous-marin russe B-261 de la classe Kilo, appelé le Novorossisk, et normalement rattaché à la flotte de la mer Noire connaît un important problème technique. En ce moment, il stationne au large de la Bretagne, en raison d'une panne de son système d’alimentation. En effet, le bâtiment connaît une fuite très importante de carburant, qui s'accumule dans la cale. Une situation qui engendre donc maintenant un risque d’explosion très élevé.
À bord, les marins présents sont démunis. Ils ne disposent d'aucune pièce de remplacement adéquate, et il n’y a pas non plus à bord assez de techniciens qualifiés pour tenter une réparation du réservoir qui puisse tenir la distance. La seule alternative désormais serait de rejeter le carburant dans la mer pour éviter un accident. Le bâtiment a été repéré au large de Gibraltar le 26 septembre, en direction d’une base qui puisse permettre à l’équipage de réparer correctement le navire.
Déjà repéré au large des côtes françaises
Pour Novorossisk, être repéré au large des côtes françaises n’est pas une première. En septembre 2022, il a déjà été vu à proximité de la Bretagne, et était alors suivi du remorqueur Sergey Balk. Lors de cette apparition, la frégate multimissions française Normandie, un patrouilleur espagnol et une frégate britannique l'avaient alors suivi de près. Le ministre des Armées d’alors, Jean-Yves Le Drian, avait noté que ce genre de choses n’était pas arrivé depuis longtemps.
Le problème technique du Novorossisk montre aussi l’état préoccupant de la flotte russe. Depuis le début du conflit russo-ukrainien, les équipements en mer Noire ont subi plusieurs coups durs, notamment la perte du croiseur Moskva en avril 2022. Désormais, les sanctions à l’encontre de la Russie rendent plus difficile l’entretien des équipements. Selon la chaîne Tchéka-OGPU, beaucoup de navires russes reviennent désormais «bachés» à la base, après une mise à l’arrêt forcée. Les bâtiments comme le Novorossisk sont aujourd’hui en service depuis dix ans.


















