Ce devait être un séjour au Maroc dans un hôtel 5 étoiles, mais les vacances ont tourné au cauchemar pour de nombreux Français ces derniers jours, raconte Le Parisien. A l’origine, ils avaient pourtant réservé leur voyage via une agence, en l’occurrence Ôvoyages. Un séjour tout compris dans un village de pêcheurs, à Taghazout avec piscines et surtout la promesse de passer des vacances tranquilles entre adultes seulement. Sur le papier, tout était parfait. Seulement, en arrivant sur place, la petite semaine au White Beach va tourner court.

Interrogé par Le Parisien, un jeune homme de 21 ans, qui voyageait avec sa compagne et ses parents, entend une autre voyageuse discuter avec un représentant de l’agence de voyage. Selon ce dernier, l’hôtel ferait «du surbooking et il n’y aurait plus de place». Mais les voyageurs n’ont pas à s’inquiéter selon ce dernier, il existe une solution de repli, dans un hôtel non loin de là. Le Palais des Roses n’arbore que 4 étoiles, mais il serait «incroyable» et «ils ne le regretteront pas».

Travaux, bruit et humidité

La seule différence, indique le représentant d’Ôvoyages, c’est qu’il y a des enfants, mais l’établissement a été restauré. Sauf que les deux familles ne sont pas les seules. En tout, ils sont entre 40 et 50 dans cette situation. Selon Le Parisien, 50 autres ont vécu pareille mésaventure la semaine précédente… Toutefois, arrivés au Maroc, ils se résignent à aller au Palais des Roses. Sauf que la situation est loin d’être aussi idyllique que promis. Selon le jeune voyageur, l’hôtel est «familial, bruyant, humide, en travaux, sans plage privée».

Sur des photos que le jeune homme a prises, on voit des toboggans pour les enfants et surtout des chambres avec vue sur une cour en pleins travaux. Le groupe de voyageurs se rend alors au White Beach pour obtenir des informations, mais l’hôtel leur répond qu’il n’a attribué que dix chambres par semaine les quinze derniers jours à Ôvoyages. Une information que réfute la directrice de l’agence auprès du Parisien : «Nous avons la preuve formelle que ces chambres ont été payées à l’avance», assure Samia Guenaoui Benslimane.

Les voyageurs en colère

Selon elle, l’hôtel leur a informé que le «système informatique avait bugué et qu’ils ne savaient plus combien ils avaient de chambres, que ça (avait) surréservé». Elle ajoute à propos de cette information : «Est-elle fausse ou vraie ? Je n’en sais rien.» Malgré une offre pour séjourner dans un autre hôtel sur place, tombée à l’eau selon les voyageurs, ils finiront leur séjour au Palais des Roses. En colère, ils réclament aujourd’hui un remboursement ou un geste. La directrice d’Ôvoyages assure auprès du Parisien vouloir «trouver une solution d’apaisement». La société gérant le White Beach n'a pas répondu aux sollicitations de nos confrères.