
Le mouvement «Bloquons tout» gagne du terrain en France. Selon un sondage Ipsos réalisé pour La Tribune Dimanche, 46% des Français soutiennent cette initiative de protestation contre les mesures d’austérité du gouvernement. A la veille de la journée de mobilisation prévue ce mercredi 10 septembre, plusieurs secteurs pourraient être touchés à travers le pays. Dans ce climat de contestation, certains manifestants pourraient être tentés de suivre les appels lancés sur les réseaux sociaux à ne pas payer leurs courses, leur carburant ou les péages autoroutiers.
Mais attention : ces actes restent illégaux, quelle que soit la cause invoquée. Fraude ou vol, les sanctions prévues par la loi s’appliquent sans exception… et peuvent s’avérer particulièrement sévères, comme le rappelle RMC. Selon les articles 311‑1 et suivants du Code pénal, un vol simple est passible de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende. Si la valeur du bien est supérieure ou égale à 300 euros et que celui-ci est restitué, une amende forfaitaire de 300 euros ( 600 euros en cas de majoration) peut s’appliquer.
Des peines sévères à la clé
En cas de vol aggravé (en réunion, avec violence, commis par un mineur, etc.), les sanctions peuvent grimper jusqu’à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. Faire le plein de carburant sans payer constitue également une infraction : vous encourez jusqu’à six mois de prison et 7 500 euros d’amende.
Quant aux péages, franchir une barrière sans s’acquitter du tarif entraîne une amende forfaitaire de 90 euros, majorée à 375 euros si elle n’est pas réglée dans un délai de deux mois. Et en cas de récidive — cinq infractions non payées en moins d’un an — l’amende peut grimper jusqu’à 7 500 euros. Même dans un contexte de mobilisation sociale et d’appel à la désobéissance civile, les conséquences financières et pénales restent bien réelles.


















