A quelques heures du vote de confiance, chaque prise de parole de François Bayrou est particulièrement scrutée. Alors que sa chute est annoncée comme très probable, le Premier ministre continue sa tournée médiatique. Sur le plateau de «C à Vous» sur France 5, il a notamment évoqué l’initiative «Bloquons Tout» du 10 septembre prochain. Selon lui, cette manifestation est un «mouvement social profondément injuste», même s’il avoue «ne pas avoir peur des frondes».

Ce mouvement est né en réaction au plan budgétaire présenté par François Bayrou. Au cours du mois de juillet, cette mobilisation a pris de plus en plus d’ampleur, notamment sur les réseaux sociaux. Les appels à bloquer le pays se sont multipliés après que le chef du gouvernement a annoncé la suppression de deux jours fériés pour aider au remboursement de la dette. «On fait croire aux Français que ces décisions étaient contre eux alors que c’est le seul moyen de se protéger», assure le locataire de Matignon.

Le Premier ministre était prêt à revenir sur la décision de supprimer deux jours fériés

«On est en train de vivre une situation qui menace l’avenir même du pays et tout le monde sifflote comme si ça n’existait pas, tout le monde détourne le regard, tout le monde se sert des réponses que l’on pourrait apporter pour se servir d’avantages partisans ou électoraux», déplore François Bayrou. Le locataire de Matignon en a profité pour révéler qu’il était prêt à revenir sur cette décision de supprimer deux jours fériés. «J’ai pensé que ça serait une polarisation et qu’on pourrait négocier après», a-t-il expliqué.

Si les autorités ne savent pas véritablement à quoi s’attendre pour la journée du mercredi 10 septembre, des actions diverses sur tout le territoire, comme des blocages de gares ou d’axes de circulation, devraient être menées. Les services de renseignements soulignent la difficulté d’anticipation puisqu’il s’agit d’un mouvement «horizontal» et sans chef.

Suivez en direct la déclaration de politique générale de François Bayrou avant un vote de confiance décisif pour le Premier ministre.