
Le carnet de commandes est plein et la cadence s’accélère. Avec 26 Rafale livrés en 2025, dont 11 en France, et 37 Falcon (six de plus qu’en 2024), Dassault Aviation a de quoi avoir le sourire. Dans un communiqué relayé par BFM, l’avionneur indique relever sa prévision de chiffre d'affaires pour 2025 au-dessus des 7 milliards d’euros. Pour rappel, il était de 6,2 milliards en 2024. Si les résultats financiers seront consolidés au mois de mars prochain, Dassault a clôturé son carnet de commandes et va accélérer afin de livrer plus vite ses clients.
A ce jour, l’avionneur a 220 Rafale sur son carnet de commandes ainsi que 73 Falcon, avec respectivement 26 nouvelles commandes d’avions de combat ainsi que 31 avions d’affaires en 2025. Pour le Rafale, c’est un peu moins bien qu’en 2024 (30 commandes), mais c’est plus pour le Falcon. Toutefois, ces 26 Rafale correspondant au contrat signé avec l’Inde (après une première de 36 appareils pour son armée de l'air en 2016) pourraient être revus à la hausse, puisque l’Indian Air Force envisagerait un nouvel achat portant le total à 100 appareils.
Cadence 4 en 2028-2029 ?
En outre, au mois de novembre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé à Paris une «déclaration d'intention» en vue de l'achat de ces avions de chasse. Cela pourrait porter sur une centaine de Rafale. Mais pour le moment, la cadence est toujours inférieure à trois livraisons par mois, donc Dassault va devoir accélérer. Alors que l’avionneur a franchi le cap des 300 Rafale produits, au mois de mars, le PDG du groupe, Eric Trappier, évoquait une montée en cadence.
«On est en train de passer à cadence 4 dans les deux ans qui viennent et j'étudie le passage à cadence 5 si besoin était», dévoilait-il. Ce passage à cadence 4 devrait ainsi intervenir entre 2028-2029 d’autant que l’avionneur vient d’ouvrir une toute nouvelle usine à Cergy. Un investissement à 100 millions d’euros, tout près du siège historique de Saint-Cloud. A ce jour, Dassault Aviation doit encore honorer des commandes émanant d’Egypte, du Qatar, de Grèce, de Croatie, des Emirats arabes unis, d’Indonésie, de Serbie et donc d’Inde, rappelle Air & Cosmos.
En dehors des défis logistiques et de montée en cadence, Dassault devra aussi gérer le dossier SCAF, d’autant qu’Eric Trappier a émis de sérieux doutes au printemps dernier sur ce projet européen sur fond de tensions avec Airbus. En outre, dans le cadre du budget 2026, la France devrait passer une commande de deux Rafale à la suite du crash de deux d’entre eux de l'armée de l'air en août 2024.
















