
Taïwan souhaiterait remplacer les 60 Mirage 2000-5 achetés à la France en novembre 1992 et les remplacer par des Rafale, a indiqué le PDG de Dassault Aviations Eric Trappier, lors de son audition à l’Assemblée nationale, le 24 septembre dernier. Les appareils Mirage 2000-5 sont toujours en service et fonctionneraient parfaitement, rappelle Eric Trappier, mais Taipei pourrait rencontrer des problèmes en cas d'indisponibilités de pièces détachées pour l’entretien de ses chasseurs français.
Ainsi, se pose la question de passer prochainement un marché avec Taïwan pour des Rafale plus que jamais populaires à l’étranger. Mais la réponse, qui pourrait provoquer un chamboulement diplomatique avec la Chine, ne viendra pas du PDG de Dassault Aviations : «Je ne dis pas que c’est bien de vendre à Taïwan ou pas. Ce n’est pas ma responsabilité, c’est celle de l’État».
Un accord datant de 1994 solutionne la question
En effet, s’il peut s’agir d’un succès économique d’importance, les relations entre la Chine et la France pourraient se tendre si un tel accord est signé avec la province indépendante de Taïwan, considérée par Pékin comme un territoire à unifier un jour. La Chine a d’ailleurs intensifié son activité militaire autour de l’île. Alors, la France serait-elle prête à sacrifier quelques milliards d’euros pour éviter d’ajouter de l’huile sur le feu ?
Ce problème pourrait, finalement, être assez vite résolu. puisque, après la vente des Mirage 2000-5 en 1992, le gouvernement français s’était engagé à empêcher toute vente d’armes aux séparatistes basés à Taïwan. C’est ce que précise le communiqué franco-chinois publié en janvier 1994, qui rétablit les relations de coopération entre la France et la Chine.



















