La plus belle avenue du monde fait les yeux doux aux yogis. Dans les mois qui viennent, l’américain Alo Yoga, spécialiste des leggings, investira le 92 avenue des Champs-Elysées, l’ancienne adresse de la marque de mode espagnole Zara. Depuis ce nouveau fief de 2 100 mètres carrés, il défiera son concurrent canadien Lululemon, installé au numéro 38 depuis décembre 2022.

Les deux fournisseurs nord-américains de vêtements pour adeptes de la salutation au Soleil se toisent depuis longtemps déjà. L’aîné, Lululemon, est né à Vancouver, au Canada, en 1998. Il est le bébé de Chip Wilson, amateur de yoga en quête de vêtements adaptés aux postures les plus acrobatiques. C’est à lui que l’on doit la vogue de l’«athleisure», fusion des garde-robes sport («athletic») et loisir («leisure») que plébiscitent les Américaines. Elles portent volontiers ce savant mélange de hoodies chics, de leggings sexy et de sneakers branchées, de la maison au bureau, des studios de pilates au resto.

La tendance, consacrée par les longues semaines de confinement du Covid, a embrasé le marché mondial du prêt-à-porter. L’athleisure pèse aujourd’hui pas loin de 200 milliards de dollars et ne donne pas de signes de faiblesse. «Sous l’impulsion de la recherche du confort, l’univers de la mode se déplace vers le sport», confirme Yann Rivoallan, le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin.

Performance et la technicité pour Lululemon

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