
Dans un entretien accordé à la presse quotidienne régionale et notamment à Midi Libre, Emmanuel Macron a annoncé un plan de secours pour sauver ArcelorMittal, le groupe sidérurgique européen, sans le «nationaliser». «On se bat pour que Dunkerque et Fos soient maintenus, on est confiants», a déclaré le président de la République qui souhaite que l’entreprise consolide «ses sites dans notre pays». De son côté, le géant de l’acier compte supprimer 636 postes dans l’Hexagone.
Comment Emmanuel Macron compte-t-il s’y prendre ? Il a d’abord relevé l’importance de la lutte contre «la concurrence déloyale qui vient de l’Asie». «On va durcir le seuil de déclenchement des clauses de sauvegarde afin d’être plus contraignant avec les importations» et «les règles de compensation aux frontières, les mécanismes carbone» vont être renforcées, a-t-il précisé à nos confrères, ajoutant qu’il n’est «jamais trop tard» mais que le dossier est «très urgent».
Un accord sur les prix de l’énergie
Quid des employés des sites de Dunkerque dont ArcelorMittal a annoncé la décarbonation ? Le locataire de l’Elysée a tenu à «rassurer tous les salariés, on va travailler avec eux, avec la commission européenne, pour consolider cet investissement». Le gouvernement souhaite accompagner le sidérurgiste dans cette transition pour lui «permettre de financer une partie des efforts» et garder de la «compétitivité». ArcelorMittal profitera également de l’accord sur les prix de l’énergie trouvé avec EDF sur les entreprises qui consomment beaucoup d’électricité.


















