
Vers 9h50 (heure locale), le CAC 40 prenait 0,30%, à 7.874,03 points, en hausse de 24,29 points. La veille, l'indice vedette parisien avait bondi de 1,37%, s'établissant à 7.850,43 points. «Les investisseurs considèrent un accord entre les Etats-Unis et l'Union Européenne comme quelque chose d'acquis», indique Andreas Lipkow, analyste indépendant. Les négociations entre Bruxelles et Washington semblent être entrées dans la dernière ligne droite, les Européens examinant une proposition américaine de droits de douane de base de 15% avec des exceptions sectorielles, selon des sources diplomatiques.
Des «décisions» sont sur le point d'être prises, a ainsi affirmé mercredi le chancelier allemand, Friedrich Merz. Ce niveau, même s'il est plus élevé qu'avant l'offensive douanière lancée par le président américain début avril, serait loin des 30% que Donald Trump menaçait d'appliquer à partir du 1er août. Cela «contribue à soutenir le sentiment positif du marché», estiment les analystes de Natixis.
STMicroelectronics, SEB, Fnac-Darty et Eurazeo s'effondrent
Autre point d'attention des investisseurs : la réunion jeudi de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), qui devrait maintenir ses taux d'intérêt inchangés, le temps d'y voir plus clair sur l'évolution des négociations commerciales. Un statu quo monétaire mettrait fin à une série de baisses de taux, depuis septembre dernier, lorsque la BCE avait décidé de diminuer progressivement le coût du crédit pour accompagner le recul de l'inflation. Dans ce contexte, le taux d'emprunt à dix ans de la France atteignait 3,33%, contre 3,30% la veille en clôture. Son équivalent allemand atteignait 2,67%, contre 2,63%.
Les investisseurs doivent aussi digérer une série de résultats d'entreprises, globalement mal reçus. Le spécialiste franco-italien des semi-conducteurs STMicroelectronics plongeait vers 9h30 de 13,09% à 23,50 euros sur la Bourse de Paris, après avoir publié jeudi une perte nette de 41 millions de dollars au premier semestre. Le groupe français d'électroménager Seb dévissait aussi, perdant 13,8% à 63,95 euros, après avoir vu fondre son bénéfice net au premier semestre et abaissé mercredi soir ses prévisions pour 2025, en raison de la politique protectionniste américaine. Fnac Darty (-9,89% à 28,15 euros) a fait état d'une perte nette de 86 millions d'euros au premier semestre. La société d'investissement Eurazeo (-11,21% à 57,40 euros) a elle annoncé une perte nette au premier semestre, multipliée par trois par rapport à la même période en 2024, en raison notamment d'effets de changes défavorables.
Interparfums moins optimiste, TotalEnergies déçoit et BNP Paribas surnage
Même mouvement du côté d'Interparfums (-6,96% à 32,60 euros), qui a indiqué viser la fourchette basse de ses prévisions de chiffre d'affaires pour l'année en cours, notamment en raison de l'appréciation de l'euro par rapport au dollar, qui plombe les exportations. Le bénéfice net du groupe pétro-gazier TotalEnergies (-1,95% à 52,30 euros) a chuté de 29% au 2e trimestre, à 2,7 milliards de dollars, pénalisé par la baisse des cours du pétrole et du gaz. Le géant bancaire français BNP Paribas (+2,54% à 80,43 euros) a lui annoncé un objectif de profit annuel record en 2025 grâce aux performances de ses banques de détail et à la contribution du gestionnaire d'actifs.













