La Bourse de Paris évolue prudemment ce lundi 1er septembre, en raison de l'incertitude politique en France, tout en gardant un œil sur le revers judiciaire majeur de Donald Trump sur les droits de douane aux Etats-Unis, avant un rapport sur l'emploi américain crucial, attendu en fin de semaine. Vers 9h20, le CAC 40 prenait 0,29% à 7 735,67 points, en hausse de 31,77 points. Vendredi, l'indice vedette avait perdu 0,76% à 7 703,90 points.

Les investisseurs sont freinés par «les doutes persistants sur l'avenir politique du gouvernement français», relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. Le Premier ministre François Bayrou entame ce lundi une série de consultations des partis politiques, à une semaine du vote de confiance qu'il sollicite de l'Assemblée nationale autour de la question budgétaire et qui pourrait sceller le sort de son gouvernement. Cette situation fait craindre le retour d'une grande instabilité et dans ce contexte, les investisseurs gardent un œil sur le taux d'intérêt de la dette française. A échéance 10 ans, il atteignait 3,53% vers 9h20, contre 3,51% vendredi.

La Bourse tournée vers les chiffres de l'emploi américain

Autre point d'attention des marchés : «la décision rendue vendredi soir par une cour d'appel fédérale américaine, qui a jugé illégal les droits de douane» du Président américain, relevant les analystes de la Deutsche Bank. Celle-ci a statué qu'une grande partie des droits de douane imposés par Donald Trump était illégale, un revers majeur pour un pilier de sa politique qui ébranle l'économie mondiale, avant que la Cour suprême ne se prononce à son tour. L'exécution du jugement à revanche a été suspendue jusqu'au 14 octobre, les droits de douane litigieux restent donc en place.

Les marchés auront également cette semaine un œil sur «les chiffres de l'emploi américain pour le mois d'août» attendus vendredi et qui permettront de savoir «si la baisse des taux d'intérêt de la Fed est assurée ou non plus tard dans le mois», selon John Plassard. Des chiffres de l'emploi pourraient conforter le scénario d'un assouplissement monétaire de la Fed dès septembre. Au contraire, un marché du travail solide réduirait les marges de manœuvre de l'institution, car cela voudrait dire que l'économie américaine en bonne santé n'a pas besoin d'une politique monétaire plus accommodante. Cette «forte attente vis-à-vis de la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine ajoute également une dose de tension», estime Andreas Lipkow, analyste indépendant.

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