
Sur la sellette, François Bayrou a tenté de rassurer les chefs d’entreprise. Le Premier ministre s’est exprimé ce jeudi 28 août lors de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), organisée par le Medef pour la première fois à Roland-Garros sous le thème «Jeu décisif», en lien avec l’actualité politique. A moins de deux semaines du vote de confiance à l’Assemblée, le locataire de Matignon a tout d’abord évoqué une «rentrée politique à haut risque» et des défis «qui paraissent hors d'atteinte».
«Se projeter vers l'avenir, c'est exactement notre défi, un nouveau monde est en gestation», a-t-il estimé, en jugeant la «démocratie sociale» «indispensable». «Il n’y aura d’avenir que si la démocratie sociale s’affirme dans le même mouvement que la démocratie politique», a martelé François Bayrou.
«L’un a dicté sa loi, et l’autre a acceptée»
«Les empires chinois et américains qui ont proclamé la fin d’un monde où la force était celle de la loi pour entrer dans un monde où la loi est celle de la force», a ensuite déclaré le Premier ministre, avant de lancer une lourde charge contre les Etats-Unis, «dont nul n’imaginait qu’ils pourraient ouvertement, sans plus aucune précaution de langage, affirmer la volonté de domination, y compris face à ses plus proches et plus anciens alliés que nous, Européens», en dénonçant «l’instauration de droits de douane unilatéraux».
Et de poursuivre : «On peut développer à l’envi les raisonnements économiques pour expliquer que le résultat de cette négociation, à mes yeux, humiliante. C’était mieux que si c’était pire. Il demeure un élément déterminant, évident et massif : c’est que l’un a dicté sa loi, et que l’autre a acceptée. Et que tel est aujourd’hui l’état du monde dans lequel nous avons à choisir un chemin». A l’approche d’un vote crucial, le message se veut sans équivoque, sur fond de pressions commerciales croissantes.



















