
La Bourse de Paris gagne du terrain ce vendredi 26 septembre, digérant de nouveaux droits de douane américains annoncés par Donald Trump en attendant la publication d'un indice d'inflation aux Etats-Unis. L'indice vedette CAC 40 prenait 59,24 points (+0,76%) vers 10h, à 7 854,66 points. La veille, il a terminé en baisse de 32,03 points (-0,41%), s'établissant à 7 795,42 points à la clôture. Bien que les actions françaises, comme ailleurs en Europe, soient en hausse ce vendredi, «le volume reste faible et les actions pourraient connaître une forte utilisation durant cette séance», estime Kathleen Brooks, analyste de XTB.
«Le sentiment de marché se détériore après que Donald Trump a annoncé une série de nouveaux droits de douane», a-t-elle poursuivi. Le président américain a annoncé jeudi de nouveaux droits de douane allant jusqu'à 100% pour les médicaments et touchant également les camions et les meubles produits hors des Etats-Unis. Concernant les produits pharmaceutiques, «l'impact sur les pays exportateurs devrait être relativement limité. Les pays les plus dépendants des exportations pharmaceutiques vers les États-Unis se trouvent dans l'Union européenne, qui a déjà accepté un plafond de 15% sur tous les droits de douane», explique Neil Shearing, économiste de Capital Economics.
La Bourse reste attentive au taux de l'emprunt français à 10 ans
A la côte parisienne, le groupe pharmaceutique Sanofi grappillait 0,25% à 76,95 euros et Sartorius Stedim Biotech 0,52% à 172,65 euros vers 10h, heure de Paris. A l'agenda de la séance, les investisseurs attendent la publication de l'indice PCE aux Etats-Unis, réputé être la jauge d'inflation préférée de la Fed. Cet indice arrive après une série d'indicateurs encourageants sur l'économie américaine (croissance au deuxième trimestre meilleure qu'attendu, robustes commandes de biens durables, baisse des demandes d'allocations de chômage), qui ont ébranlé la certitude des marchés quant à l'ampleur possible des baisses de taux ces prochains mois.
Sur le marché obligatoire, le taux d'intérêt français à 10 ans (très surveillé par le CAC 40) était à 3,60%, au même niveau qu'à la clôture de la veille, qui était «un plus haut depuis 2011» et «la crise de l'euro», soulignant des économistes de Deutsche Bank. L'écart entre le taux d'emprunt à dix ans français et allemand a aussi touché la veille «son plus haut niveau de clôture depuis janvier (0,83 point de pourcentage d'écart, NDLR), le nouveau Premier ministre Lecornu tentant encore de faire adopter un budget potentiellement le déficit dans une Assemblée nationale fragmentée», ont-ils poursuivi.
EssilorLuxottica grimpe en Bourse
Le numéro un mondial de l'optique EssilorLuxottica a annoncé dimanche avoir obtenu de la Food and Drug Administration (FDA), l'agence américaine chargée de contrôler la sécurité des médicaments et des dispositifs médicaux, une autorisation de mise sur le marché pour son verre correcteur «Essilor Stellest», conçu pour ralentir la progression de la myopie chez l'enfant. Le titre avançait nettement, de 2,71% à 269,50 euros.















